Pour clôturer 2017, voici un bilan – personnel – des coups de coeur et des bonnes surprises de la saison écoulée mais aussi des déceptions ou même des désillusions. Une liste pêle-mêle des moments « Tops » et des moments « Grattes » de l’année.

Les innovations du Tour Européen

A défaut d’avoir chaque semaine les meilleurs joueurs du monde au départ des tournois qu’il organise, le Tour Européen a le mérite de faire souffler un vent nouveau sur le golf pour renforcer son attractivité: Le Word Super 6, les GolfSixes cette année ou le Belgian Knockout et le Shot Clock Masters à venir, les animations « parallèles » du Hero Challenge et du record du trou le plus rapide. Moins convaincu (pour l’instant) par les Rolex Series, cela reste toutefois du bon boulot par Keith Pelley et son équipe.

L’ex-nouveau site web de l’European Tour

En revanche, zéro pointé sur le lancement du nouveau site web. Bugs, lenteur, ergonomie, contenu trop light, rien n’a fonctionné. Même la communication autour et leur persistance avant de faire logiquement machine arrière ont été mauvaises. On imagine que la copie est en révision et la prochaine fois, il ne faudra vraiment pas se tromper!

Sergio Garcia

37 ans et 73 Majeurs joués lorsque Sergio Garcia se présente au départ du Masters 2017. L’espagnol aborde son 19ème rendez-vous avec l’Augusta National (dont le 1er en 1999 comme amateur) où une 4ème place ex-aequo en 2004 reste son meilleur résultat. Vainqueur alors que le dénouement intense était propice à son désormais ex- « mental défaillant » en Majeurs. Sergio gagne également l’Omega Dubaï Desert Classic en février et, chez lui, le Valderrama Masters en octobre pour ce qui reste la plus belle saison de sa carrière. Il termine 4ème de la Race to Dubaï et reçoit en décembre le trophée de meilleur joueur européen de l’année.

Le HNA Open de France

Nouveau sponsor, nouvelle dotation, l’Open de France devait rentrer dans une autre dimension entre l’arrivée de HNA, sa nomination parmi les Rolex Series et son parcours, futur hôte de la Ryder Cup. Cela n’a pas vraiment été le cas. Jon Rahm était le seul joueur du Top10 mondial, seulement 4 américains au départ, et aucun qui ne devrait être parmi les 12 en septembre 2018, et surtout rien n’a réellement changé pour les spectateurs. Le tournoi manque cruellement d’une âme, d’une ambiance, d’une expérience « utilisateur » à même de laisser un souvenir mémorable ou de faire naître une passion.

Le trio estival des Links

L’enchaînement Irish Open, Scottish Open et The Open a été la plus belle période de l’année. Les parcours, le déroulement des tournois, les vainqueurs. On a vécu 3 semaines de golf splendide. L’impressionnante domination de Jon Rahm en Irlande avec 23 birdies et 4 eagles sur la semaine. Le finish de Rafa Cabrera-Bello en Ecosse (carte de 64 le dimanche) pour accrocher le playoff et remporter son 1er titre depuis 2012. Et enfin l’incroyable scénario entre Jordan Spieth et Matt Kuchar pour le 3ème sacre en Majeurs du Texan et son 1er The Open qui le rapproche d’un 1er Grand Chelem de carrière alors qu’il n’a que 24 ans.

Carte de 62 en Majeurs

Branden Grace l’a fait! Cette fameuse carte de moins de 63 coups dans un Majeur a enfin été réalisée. Le sud-africain sur le Royal Birkdale qui accueillait The Open 2017 a joué 62. 8 coups sous le Par70 avec 5 birdies à l’aller (29) et 3 au retour (33), le record est tombé.

Victor Dubuisson

On a presque cru le « perdre » définitivement si il avait perdu sa carte en fin de saison. L’avantage avec le talent, c’est comme le vélo! La fin de saison de Victor a démontré qu’en étant à 100%, c’est sans contestation le meilleur joueur que la France possède, et son meilleur espoir de compter un tricolore parmi les « 12 de l’Albatros« . Il a déclaré « avoir payé le fait de ne pas avoir assez joué« , prise de conscience donc… En même temps, aucun joueur n’arrive (ou n’est arrivé) tout en haut du top mondial en s’investissant occasionnellement. Le talent ne fait pas tout non plus.

Justin Thomas

5 titres dans la saison dont l’US PGA Championship qui lui permettent de remporter la FedEx Cup, une carte de 59 sur le PGA Tour, une carte de 63 en Majeur (The Open), 3.5 points en 5 matches de Presidents Cup. 22ème mondial il y a un an, il termine 2017 à la 3ème place. Pas grand chose à ajouter, si?
Embed from Getty ImagesLes champions de 2016

Danny Willett, Rory McIlroy et Henrik Stenson nous avaient régalé l’an dernier avec 2 Majeurs et les victoires sur les circuits américain et européen. En 2017, c’est un palmarès vierge de tout titre pour les 3 joueurs! Si McIlroy et Stenson ont dû composer avec les blessures qui ont gâché la fin de saison, Willett a vécu une année noire où son premier Top20 depuis mars dernier arrivera au Valderrama Masters en octobre!
On peut ajouter à cette liste les Noren, Day, Scott ou encore Bubba Watson, tous 4 dans le Top10 mondial il y a encore un an.

Jon Rahm

Quelle ascension pour l’espagnol! Pour sa première saison pleine chez les professionnels, il devient le 1er joueur de l’histoire à gagner 2 Rolex Series, il remporte le Farmers Insurance Open sur le PGA Tour, termine T3 (Mexico) et 2ème (Match Play) dans les 2 premiers WGC de l’année. Seuls des résultats moyens en Majeurs l’empêchent de faire une année exceptionnelle. Jon Rahm est désormais n°4 mondial et 1er européen au classement OWGR.

L’équipe Internationale en Presidents Cup

Peut-être parce que l’on se sent moins partisan dans cette confrontation entre USA et une équipe Internationale (hors Europe) mais cette Presidents Cup 2017 semble être un pas en avant alors que la précédente édition avait amené la compétition au bord du précipice. Malgré des joueurs talentueux (Leishman, Matsuyama, Si-Woo  Kim, Grace entre autres), la mayonnaise ne prend pas entre ces joueurs qu’un même drapeau ne peut réunir, ni même un objectif commun de victoire d’ailleurs. Toutes les compétitions par équipes ne peuvent s’appeler Ryder…

Embed from Getty ImagesL’équipe américaine

On a beau se dire qu’il n’y avait pas de réelle opposition lors de la Presidents Cup, jamais on n’a senti autant un esprit de cohésion et de solidarité chez les américains lors d’une compétition par équipes. Si vous y ajoutez des individualités qui raflent 3 Majeurs sur 4 et 2 WGC sur 4 et 5 joueurs parmi les 10 premiers mondiaux, cette équipe sera assurément favorite en 2018 sur l’Albatros!

Le Ladies European Tour

La 1ère division européenne souffre et ses membres encore plus. En comptant large, la saison 2017 a proposé 15 tournois aux joueuses, et seulement 12 en saison régulière (hors The Queens – tournoi par équipes – + les 2 Majeurs British et Evian). 1 par mois. La 6ème de l’ordre du mérite européen est sous la barre des 100.000€ de gains et la 20ème a gagné 47.594€! Si vous y opposez les frais inhérents aux logements, déplacements (5 tournois sur 12 dans un pays européen), caddies et autres, aucune chance d’en vivre correctement. Et mauvaise nouvelle pour 2018, les discussions entamées avec le LPGA ont été repoussées.

Tiger is back

Certes c’était un tournoi qui ressemblait plus à une exhibition mais que cela faisait plaisir à voir. On l’a senti plus fort que lors de sa reprise en 2016, plus en confiance sur son physique. Il vient de fêter ses 42 ans le 30 décembre et on a juste envie, comme lui, de le voir se mesurer aux meilleurs joueurs toute l’année sans tracas, ni souci de santé. Avec un putting toujours présent et une explosivité retrouvée, je n’ai qu’une envie… Que le Masters commence! 🙂

Les absences aux Trophées du Golf

Ni le joueur de l’année (Alex Levy), ni la joueuse de l’année (Céline Boutier), ni l’espoir Hommes (Matthieu Pavon), ni les exploits Hommes et Femmes (Romain Wattel et Agathe Laisné) n’étaient physiquement au rendez-vous de la soirée des Trophées du Golf. L’initiative de cette cérémonie est pourtant intéressante et la participation des fers de lance du golf français ne pourrait que favoriser la petite balle blanche sur notre territoire. C’est bien dommage!

Justin Rose

Justin Rose perd au Masters face à Sergio et c’est peut-être ce qui le prive d’une saison fantastique. Il connait ensuite quelques mois sans résultats significatifs manquant le cut à l’US Open et au PGA Championship. A partir de fin août, l’anglais se réveille et enchaîne 3 Top10 et 1 Top2 dans les playoffs de la FedEx Cup, il poursuit avec 2 titres consécutifs (WGC et Turkish Open) en fin de saison avant une dernière place de T4 à Dubaï. En tête du classement actuel pour l’équipe de Ryder Cup 2018, le champion olympique en sera certainement un pilier et une valeur sûre sur le Golf National.

Céline Boutier

A 23 ans, elle représente – tout au moins à court terme – la meilleure chance française d’un titre en Majeurs et de performance au plus haut niveau. 3 victoires cette année (2 sur le Symetra Tour et 1 sur le LET), Céline Boutier évoluera sur le LPGA en 2018. Elle travaille avec le même coach que Jordan Spieth (Cameron McCormick), alors on ne peut que lui souhaiter les mêmes résultats.

Joyeux Réveillon 2017 à toutes et tous! 🙂

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