Les fauves sont lâchés. Avec les victoires cette semaine de Tommy Fleetwood (Abu Dhabi), Jon Rahm (La Quinta) et Sergio Garcia (Singapour), le message des ténors européens est clair: ils veulent tous être au rendez-vous du Golf National, pour la Ryder Cup.

Il n’a pas fallu attendre très longtemps. Dès la première semaine, ou presque, de la saison calendaire 2018, les meilleurs européens se sont illustrés aux quatre coins du monde. Le message envoyé est clair. Tous les ténors du vieux continent, sans exception, veulent se qualifier pour la Ryder Cup. Tous ont conscience qu’il ne faut pas perdre de temps dans la course aux points. Le capitaine européen Thomas Bjørn disposera, on le sait, de quatre wild-cards. Les huit autres places sont à pourvoir via le classement du Tour européen et du classement mondial. Il n’y aura donc pas beaucoup de marge de manœuvre, même pour les tout meilleurs.

Au National, le Team USA, on le sait, sera très, très fort. Rien que les cinq premiers de la classe donnent le tournis. Dustin Johnson est n°1 mondial. Jordan Spieth, n°3, a déjà tout gagné ou presque à seulement 24 ans. Justin Thomas, n°4, est la nouvelle merveille du golf US. Rickie Fowler et Brooks Koepka complètent ce quintet magique. Ils sont jeunes, talentueux, ils sont amis et ils seront à coup sûr au rendez-vous de l’Albatros. Avec aussi le pitbull « captain America » Patrick Reed. A ces jeunes loups il faudra sans doute ajouter une touche d’expérience, portée par les Matt Kuchar, Zach Johnson et (rêvons un peu) pourquoi pas les éternels Phil Mickelson et Tiger Woods (non, non, ce n’est pas impossible). Bref, ce sera une véritable « Dream Team » côté américain. Le classement ci-dessous datant du 15 janvier en témoigne.

Côté européen, le « réservoir » de joueurs de premier plan est moins riche. Lors de la dernière édition de la « Ryder », à Hazeltine il y a deux ans, l’équipe de Darren Clarke était scindée en deux, entre les habituels « performers » (Garcia, Rose, Stenson, McIlroy) et les rookies qui avaient volé en éclats. Les Danny Willett, Chris Wood, Andy Sullivan et autres Matt Fitzpatrick s’étaient avéré bien trop tendres. Seuls Rafa Cabrera Bello et Thomas Pieters avaient été capables de supporter la pression pour leurs grands débuts dans l’épreuve de golf la plus stressante du monde.

Quatre piliers contre la « Dream Team »

A Paris, l’Europe devra compter sur douze joueurs performants pour espérer s’imposer. Parmi eux il faudra des piliers au top de leur forme et des rookies décomplexés. Ce lundi matin, au réveil, Thomas Bjørn doit avoir un large sourire. Pour ce qui est des piliers, il peut être déjà rassuré. Dans l’ordre du classement mondial, énumérons les bonnes nouvelles pour le Danois :
– A Abu Dhabi, Justin Rose (n°6) a joué moyennement mais il termine 22e. Il avait terminé la saison par 3 victoires. Son cas est réglé, il sera qualifié.
– En Indonésie, Sergio Garcia (n°9) a lancé son année 2018 par une victoire avec cinq coups d’avance. Certes, le champ des joueurs n’était pas très relevé, mais l’Espagnol, qui vient de changer d’équipementier clubs, a visiblement vite réglé la mire.

– Aux Emirats, Henrik Stenson (n°10) échoue à la 8e place. Une résultat rassurant pour le Suédois qui n’a pas très bien joué en 2017. Il achève son tournoi par un épatant 65 dans le vent.
– Toujours à Abu Dhabi, Rory McIlroy (11e) monte sur le podium avec une 3e place. Après 102 jours sans compétition, il semble parfaitement remis des ses douleurs aux côtes qui n’avaient que trop duré.

A 99%, ces quatre-là seront dans l’équipe. Pour les rookies, il y a aussi des quasi certitudes. Et d’autres bonnes nouvelles sont tombées ce week-end :
– A la Quinta en Californie, le n°2 mondial Jon Rahm a lancé sa saison par une victoire (la 4ème en un an). Simple, efficace. Sans risque, on peut dire que l’Espagnol fera le voyage à Paris du 25 au 30 septembre.

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Tommy Fleetwood (n°12) a conservé son titre avec la manière à Abu Dhabi. Du tee au green, le petit Anglais est monstrueux. Vainqueur de l’Open de France l’an passé, il a déjà gagné sa place dans l’équipe, au moins « moralement ».

La lecture du leaderboard d’Abu Dhabi dit tout de la concurrence forcenée qu’il y aura pour les six dernières places. Les Anglais Ross Fischer (2e), Matthew Fitzpatrick (3e), Paul Casey (9e) ont déjà joué en Ryder Cup et sont des candidats légitimes. Tout comme le Belge Thomas Pieters (5e). Ceux qui rêvent d’une première Ryder Cup et que l’on sait potentiellement « sélectionnables » ont aussi marqué des points. On pense à un autre Anglais Tyrrell Hatton et l’Autrichien Bernd Wiesberger (15e) ou encore l’Irlandais Paul Dunne (19e). Et bien sûr on ne peut que se réjouir de la superbe 7e place d’Alex Levy.

Le Marseillais a dû faire plaisir à Bjørn après une Eurasia Cup en demi-teinte. A la lutte avec la crème du Tour européen, il n’a pas flanché, malgré un malheureux double bogey au 17e trou du 3e tour. La « perf » d’Alex donne le sourire à ceux qui espèrent voir un Français joueur fin septembre. L’absence de Victor Dubuisson aux Emirats est en revanche décevante. Visiblement Dubush était malade. Un faux départ embêtant, car les autres n’ont pas perdu de temps…

Le classement "points européens" au 22 janvier

Le classement "points mondiaux" au 22 janvier

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