C’est un fait connu du parcours de l’Augusta National Golf Club, chacun des 18 trous porte le nom d’une fleur, d’une plante ou d’un arbre. Ça l’est sans doute un peu moins que la longueur de chaque est un multiple de 5 yards, se terminant donc par 0 ou 5. Mais au cours des 79 éditions qui ont eu lieu depuis 1934, ces 18 trous ont surtout été l’occasion d’histoires amusantes, de faits de jeu particuliers et le théâtre de moments d’exception.

1Tea Olive – Par4 – 445 yards

Score moyen : 4.23 (Difficulté = 6)
Seve Ballesteros aimait à dire : “le 1er trou en ouverture d’un Majeur est le plus important car il peut définir toute la mesure de votre journée“. Toujours classé parmi les plus difficiles, le trou 1 s’est toutefois “surpassé” le même jour du Masters 1998 : Olin Browne et Scott Simpson en sont ressortis avec un quadruple bogey, un record sur ce trou !

2Pink Dogwood – Par5 – 575 yards

Score moyen : 4.79 (Difficulté = 16)
Certes Sam Byrd en 1948 et David Duval en 2006 y ont scoré 10 mais ce trou est surtout connu pour être celui de l’albatros, et le seul dans l’histoire, réalisé Louis Oosthuizen en 2012 lors du dernier tour. Le sud-africain pointe à -7 et 2 coups du leader Peter Hanson au départ du dimanche. Ce Par5 réalisé en 2 lui permet de prendre la tête du tournoi. Il sera rejoint par Bubba Watson dans les derniers trous et le gaucher américain prendra le dessus lors du playoff.

3Flowering Peach – Par4 – 350 yards

Score Moyen : 4.08 (Difficulté = 14)
En 2003, Jeff Maggert est leader après le Moving Day avec 2 coups d’avance sur le canadien Mike Weir. Son tee shot sur le 3 tombe dans le bunker de fairway et son coup de SW pour en sortir tape la lèvre du bunker… et la balle revient droit sur lui le touchant à la poitrine ! 2 coups de pénalités et au final un triple bogey. L’américain, qui fera aussi un quintuple sur le Par3 du 12, terminera à 5 coups des leaders !

4Flowering Crabapple – Par3 – 240 yards

Score moyen : 3.28 (Difficulté = 4)
L’unique trou en un sur ce Par3 dans l’histoire du Masters est l’oeuvre de l’américain Jeff Sluman en 1992. Un coup de F4 pour couvrir les 213 yards affichés lors de ce 1er tour. Il passait alors à -4 après ses 2 birdies réussis aux 1 et 2. Il signera 65 pour la journée et, au final, terminera le tournoi à -8 (T4).

5Magnolia – Par4 – 455 yards

Score moyen : 4.26 (Difficulté 5)
Jack Nicklaus a pris le départ de son 37ème Masters lors de l’édition 1995. Après 4 Pars consécutifs, il lui reste encore 180 yards à parcourir après sa mise en jeu sur le 5. Un coup de F5 plus tard, Nicklaus passe -2 grâce à un eagle. 2 jours plus tard, alors qu’il est remonté à +1 au général, un coup de F7 sur ce même trou 5 en 2è coup va encore trouver le trou direct pour un nouvel eagle !

6Juniper – Par3 – 180 yards

Score moyen : 3.13 (Difficulté = 13)
José Maria Olazabal, dernier européen vainqueur du Masters, a endossé 2 fois la veste verte en 1994 et 1999. Son 1er succès aurait toutefois pu arriver plus tôt, en 1991. Cette année-là, lors du second tour, après un tee-shot trop court sur ce trou 6, il devra s’y reprendre à 4 fois pour rester sur le green. Résultat : un quadruple bogey et l’espagnol terminera à 1 coup du vainqueur Ian Woosnam.

7Pampas – Par4 – 450 yards

Score moyen : 4.15 (Difficulté = 11)
En 1972, l’américain Charles Coody est le tenant du titre. Il se présente au départ du 7 avec la satisfaction d’avoir juste réalisé un trou en un sur le trou précédent. Après une mise en jeu trop à droite et une approche qui termine dans l’un des bunkers du green, il lui faudra de manière incompréhensible 4 coups pour en sortir et marquer un score de 7 sur ce trou.

8Yellow Jasmine – Par5 – 570 yards

Score moyen : 4.83 (Difficulté = 15)
En 1967, lors du 1er tour, l’australien Bruce Devlin s’offre un albatros (le seul enregistré dans l’histoire du Masters) en tapant un bois 4 de 248 yards depuis le fairway. Il y fera “seulement” birdie les 3 tours suivants pour un total de -6 sur ce seul trou 8… Il terminera pourtant le tournoi à +2 total.

9Carolina Cherry – Par4 – 460 yards

Score moyen : 4.14 (Difficulté = 12)
Il reste environ 1,20m à Lanny Wadkins en 1991 pour le Par sur dernier trou de l’aller. La balle ne passe pas loin mais ne rentre pas et s’arrête à quelques centimètres sur la gauche. Un simple petit coup pour la pousser dans le trou suffit mais, trop de précipitation ou manque de concentration, il va manquer son putt et la balle va se retrouver à plus d’un mètre ! Il fera double bogey. 2 jours plus tard, Wadkins termine à 2 coups du vainqueur.

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