Logo LPBB - Blog Golf
Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Les 9 moments “Out” de l’année Golf 2016

2016 a été une belle année de golf mais elle a compté son lot de déceptions, de déconvenues et de moments moins heureux. Retour sur les plus marquants d'entre eux.

bilan golf 2016Il y a quelque 350 jours, sur le blog, j’avais imaginé ce qu’allait nous réserver l’année 2016 à travers 18 histoires qui annonçaient les grands rendez-vous à venir. C’était le début de l’année et l’esprit encore embrumé de la magie de Noël, je m’étais mis à rêver de belles victoires et de grands moments de sport lors des différentes compétitions de l’année… Et finalement, sur le fond, j’avais plutôt vu juste ! 😉

Mes prédictions faites en janvier ne se sont pas vraiment réalisées, enfin pas toutes, mais 2016 a été une année riche en émotions, en superbes moments de golf mais aussi en certains plus tristes, en déceptions ou en déconvenues. Donc, avant de s’intéresser jeudi (29-déc.) aux coups de coeur de l’année golf 2016, voici le flashback des moments “out” de cette année.

Les explorations de DeChambeau

L’américain Bryson DeChambeau s’est fait remarquer grâce à son résultat de meilleur amateur au Masters (T21) et une 4ème place au RBC Heritage la semaine suivante.
Son passage chez les professionnels agrémenté de la spécificité de son matériel (tous ses fers ont la même longueur) ont attiré les regards mais la suite de sa saison a été loin des promesses florissantes de ce début d’année.
Si son attrait pour une approche scientifique du golf est aussi original que respectable, sa dernière excentricité au putting avec un stance de face laisse plutôt dubitatif. Certes, le nerf de la guerre reste “combien” et pas “comment” mais pas certain que la ‘science’ suffira, seule, à atteindre les sommets!

https://youtu.be/ppgYMcwNRnM

Un Open de France sans bougies

Le plus vieux tournoi d’Europe Continentale fêtait son centenaire en 2016. Un anniversaire rare qui aurait dû être marqué d’une croix blanche et de nombreuses célébrations, surtout quand cela a lieu sur le même parcours qui accueillera 2 ans plus tard la Ryder Cup.
Mais entre une affiche insipide, un accueil du public sans saveurs pour cet évènement particulier ou encore des animations à la hauteur d’une 99ème ou 101ème édition, rien n’aura réellement marqué les esprits de ce 100ème Open de France.
Malgré un parcours magnifiquement bonifié de l’avis général, la victoire hautement respectable de Thongchai Jaidee symbolise tout de même un peu cette fête “ratée” quand un titre gagné par McIlroy ou Willett aurait eu sur le coup une autre résonance. En plus, on espérait voir les tricolores briller et le 1er français, Julien Quesne, termine seulement T16 et le n°1 des bleus, Victor Dubuisson, finit à la dernière place du week-end…

Les fausses excuses d’avant Rio

Tantôt le planning chargé de la saison, tantôt le virus Zika, Adam Scott a été le premier à ouvrir le bal des (fausses) excuses pour ne pas se rendre au rendez-vous olympique de retour après 112 ans d’absence. Jason Day, DJ, Spieth ou encore McIlroy lui ont ensuite emboîté le pas. Qu’en amont de l’évènement, certains n’aient pas envie de participer, c’était un choix que l’on se devait de respecter. En revanche, ces prétextes utilisés plus ou moins à bon escient ont finalement porté atteinte aux absents qui ont eu tort, comme toujours.


Justin Rose et Henrik Stenson, notamment, ont prouvé que le golf avait bien sa place et une belle carte à jouer lors des Olympiades… Ce qu’ils ont (quasiment) tous reconnu ensuite. Le tournoi de 2020 à Tokyo (Japon) aura sans doute fière allure!

Une Europe désunie

Il ne s’agit pas de retirer le mérite aux américains qui ont su ne pas répéter leur erreur de 2012 et laisser revenir leurs adversaires lors des simples. Au contraire, les USA ont fait preuve d’une cohésion et d’une solidarité dont l’absence leur avait été reprochée par le passé. Cette même union qui fait la force et qui a été cette fois l’élément manquant de l’Europe à Hazeltine.
Ni Stenson, ni Rose n’a su booster son partenaire dès les premiers trous de la compétition pour lancer l’Europe. Malgré 18 mois pour y réfléchir, Clarke n’a pas trouvé la bonne recette lors des premiers duos jetant notamment en pâture un Pieters livide avec un Westwood sans confiance. Le cinglant 4 à 0 de la première session a été fatal.
Par la suite, les joueurs ont semblé trop souvent plus concernés par donner la réplique à quelques stupides pseudo-supporters dans le public américain que galvaniser sa propre équipe.

“Pauvre” France du golf

Des victoires encore bien rares de nos représentants français au plus haut niveau (2 en 2016 avec Alexander Levy et Isabelle Boineau) et des résultats décevants lors des grandes échéances (2 Top20 en Majeurs chez les hommes, 2 Top30 chez les femmes, au-delà du Top20 aux JO pour les messieurs et du Top30 pour les dames, pas de tricolore en Ryder Cup), exception faite de la Coupe du Monde avec la 2ème place de Dubuisson et Langasque.
Une fédération tellement obnubilée par voir sortir un grand champion que ses propres dirigeants lui tirent dans les pattes.

Des médias généralistes qui n’exploitent pas le filon doré des Jeux Olympiques et de la dernière Ryder Cup avant le Golf National pour toucher un nouveau public ou encore des médias spécialisés qui peine à parler de golf féminin ou qui manque carrément d’évoquer le vrai résultat positif obtenu par la France en Australie.


À n’en pas douter, la France a progressé sportivement ces dernières années mais beaucoup trop nombreux sont encore les instances, organisations, clubs et médias à ne pas ramer dans le même sens pour développer le golf et son image.

L’USGA totalement “déréglée”

Les Majeurs organisés par l’USGA que sont l’US Open et l’US Women’s Open ont tous 2 mis à mal l’association américaine cet été. La gestion désastreuse des pénalités infligées à Dustin Johnson et Anna Nordqvist sont révélateurs des quelques inconvénients de ce sport: trop de règles qui laissent trop de place à l’interprétation. D’ailleurs, la règle qui avait pénalisé DJ lors de l’US Open vient d’être modifiée. Désormais une balle qui bouge “seule” ou est déplacée accidentellement lorsque vous êtes sur le green n’entraînera plus de pénalités à partir du 1er janvier 2017.
Mais ce qui est déplorable reste bien le fait qu’on attend d’une telle organisation de montrer ses compétences et son savoir-faire en cas de problèmes et pas quand tout va bien. L’USGA a échoué par 2 fois dans 2 compétitions différentes et a atteint les limites du ridicule avec sa présidente, Diana Murphy, qui a appelé la vainqueur “Bethany” (au lieu de Brittany) Lang plusieurs fois lors de la cérémonie de récompense!

Le manque d’intérêt du golf féminin

Impossible dans ce bilan de la saison de ne pas remettre une nouvelle couche sur le peu de considération à l’égard du golf féminin. 2016 a pourtant été parmi les plus belles de cette dernière décennie avec des gagnantes de Majeur toutes de nationalité différente et provenant de 3 continents distincts (Amérique du Nord, Océanie et Asie).
Lydia Ko qui gagne le 1er Majeur de l’année, ANA Inspiration, d’un coup grâce à un birdie au 18 le dernier jour, les 2 rendez-vous suivants du Grand Chelem (KPMG PGA Champ et US Women’s Open) qui sont allés jusqu’au playoffs.
La coréenne Inbee Park qui ne peut quasiment jouer de toute la saison à cause d’une blessure au pouce fait le maximum pour représenter son pays à Rio et repart avec l’Or olympique.
Sur le LPGA, une moyenne d’âge de 22 ans pour les 18 vainqueurs différentes en 2016.
L’américaine Beth Allen qui devient la 1ère joueuse des USA à gagner l’ordre du mérite européen et l’anglaise Charley Hull qui s’empare de la finale du circuit américain. L’éclosion de l’indienne Aditi Ashok (18 ans) qui remporte 2 tournois en fin de saison.
Jeunesse, internationalisation, disponibilité des joueuses mais aussi puissance et talents dans les mains, autant d’atouts qui mériteraient l’intérêt des sponsors, des médias et du public.

Le dernier départ de “Arnie” The King

À 87 ans, Arnold Palmer s’est éteint. Avec une carrière exceptionnelle que la majorité d’entre nous n’a connu que sur le papier, le joueur américain a dominé outrageusement les années 60 en remportant 6 de ses 7 Majeurs (exception faite du Masters 1958) et pas moins de 37 autres titres sur le PGA Tour pendant cette décennie.
Surnommé The King, sa rivalité avec Jack Nicklaus et Gary Player a grandement contribué à la médiatisation du golf aux USA quand les postes de télévisions commençaient à envahir les foyers américains.
Il a aussi été le 1er sportif professionnel à se doter d’un agent (Mack McCormak, créateur d’IMG) pour gérer sa carrière et son image. Il a gagné 95 titres professionnels mais n’a jamais réussi à remporter le PGA Championship (seul Majeur manquant), terminant 3 fois 2ème. Homme d’affaires à succès, il a créé notamment plus de 200 parcours de golf dans le monde.

La gratte de Jordan

Sur le parcours de l’Augusta National, Jordan Spieth a tenu 3 jours et 11 trous… Jusqu’à l’inattendu! 30 minutes plus tôt, Spieth semblait filer vers une seconde veste verte consécutive avec 5 coups d’avance à mi-parcours et le jeune texan de 22 ans est tombé sous la pression de l’exploit qui se profilait. Un quadruple bogey sur le Par3 du 12 et l’américain termine à 3 coups de Danny Willett.

PARTAGER CET ARTICLE