dimanche 23 février 2020

Masters d’Augusta, mon “J’aime, J’aime pas”

Des plus et des moins très subjectifs du premier Majeur de l'année...

Le premier tournoi du Grand Chelem de la saison 2017 déboule sur nos écrans dans une semaine, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Masters s’annonce très excitant, malgré le forfait de Tiger Woods. Une absence de plus qui semble sonner le glas de sa carrière. Mais c’est un autre sujet.

Plutôt que de débattre du nom du favori (Dustin Johnson paraît bien placé, mais ses compatriotes Jordan Spieth, Phil Mickelson, Rickie Fowler ou Justin Thomas ne devraient pas être loin), j’ai préféré vous soumettre un J’aime, J’aime pas de ce rendez-vous unique qu’est Augusta.

Au Masters, j’aime donc…
Le parcours, unique, scénique, « challenging », avec deux merveilles de par 5 (le 13 et le 15), un par 3 de 125 m qui rend fou les meilleurs joueurs de la planète (le 12 bien sûr), des greens aux pentes diaboliques, un fabuleux décorum…

Son histoire, ses moments de sport qui ont fait le tour du monde, comme le chip rentré du Tigre sur le par 3 du 16 lors de sa bataille face à Chris Di Marco, le 18e et dernier titre majeur de Jack Nicklaus à 46 ans (immortalisé par le « Yes sir ! » du commentateur américain de l’époque), la défaillance de Greg Norman face à Nick Faldo en 1996…

Son site internet, magnifique graphiquement et précurseur puisqu’il a proposé les trous de l’Amen Corner en live streaming il y a bientôt dix ans (certes géobloqué mais on trouve des solutions…). Sur le leaderboard interactif, on peut retrouver quasi en temps réel les coups de son joueur préféré grâce à une petite animation graphique. Un petit bijou du web.

Site Web Masters Augusta

Son concours de par 3, la veille du premier tour, que l’on peut suivre désormais sur Golf Plus. Voir jouer les anciennes gloires, les enfants des champions, leurs épouses, sur des petits bijoux de trous, ça vaut le coup d’oeil. Et bien sûr les favoris s’appliquent à ne pas le gagner, puisque la malédiction du vainqueur de ce concours, condamné à ne pas s’imposer dans le vrai tournoi, court toujours…

Le dimanche après-midi, lorsque la lumière est parfaite, les derniers trous sont plein de rebondissements et de passion. Pour peu qu’il y ait un play off, en mort subite (la meilleure formule selon moi, malheureusement pas appliqué par les autres majeurs), c’est le bonheur qui se prolonge.

Son prestige évidemment. C’est le Wimbledon ou le Superbowl du golf, c’est le seul tournoi du Grand Chelem qui se joue toujours au même endroit, c’est celui qui fait le plus rêver. Un Européen peut préférer le British, un Américain l’US Open, mais le Masters, tout le monde le place dans son Top 2 des tournois du Grand Chelem. La remontée Magnolia Lane a donné le frisson à tous les champions.

Et donc, au Masters d’Augusta, je n’aime pas, ou plutôt j’aime moins…

C’est un tournoi « invitational », c’est-à-dire qu’au-delà de la 50e place mondiale, les meilleurs ne sont pas assurés de pouvoir s’aligner au départ. Les invitations des organisateurs se font avec des règles parfois floues, ou arbitraires. On a vu beaucoup de joueurs asiatiques, chinois pour être plus précis, être dans le champ alors qu’un 51e mondial peut rester au pas de la porte. On peut regretter que certains anciens vainqueurs s’accrochent à jouer le tournoi alors qu’ils ne sont clairement plus compétitifs (Sandy Lile, Larry Mize, Jose Maria Olazabal…).

La petite musique officielle assez insupportable qu’on doit subir depuis plus de 15 ans, à chaque fois que le leaderboard apparaît à la télévision ou pendant les coupures de pub aux Etats-Unis. Pour moi, c’est le symbole du trop-plein de traditions qui entourent le tournoi. Ainsi, les spectateurs, que l’on doit appeler « patrons », sont interdits de courir autour du parcours. Même les joueurs subissent des règles d’un autre temps. Les membres du club, vêtus de leur veste verte, sont rétrogrades voire conservateurs, alors que le golf est devenu depuis longtemps un sport moderne et universel.

L’absence de grands duels depuis quelques années. Jordan Spieth a réussi un cavalier seul en 2015 et a presque offert la veste verte à Danny Willett l’an passé. Cela fait un bout de temps que l’on n’a pas eu un grand duel à Augusta, le dimanche sur les derniers trous. Peut-être pour cette année. Pourquoi pas un mano-à-mano entre DJ et Rory, ou Jason Day vs Rickie Fowler, ou Spieth face à Garcia. Ce serait chouette pour le golf.

Et vous, quel est votre “J’aime J’aime pas” du Masters ?

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Guillaume
Guillaume
Guillaume est "tombé" dans le golf il y a déjà plus de 20 ans, en découvrant ce sport sur un pitch and putt en Anjou. Son premier souvenir de télévision lié au golf est la Ryder Cup 1995 à Rochester, avec une victoire de l'Europe, déjà... Depuis, il est un téléspectateur assidu des tournois pros. Son putting hésitant ne lui a pas permis de faire décoller (ou plutôt descendre) son index, mais cela ne l'empêche pas d'aimer parler de "la petite balle blanche"... Spécialités: PGA Tour, Ryder Cup & découverte de parcours

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