lundi 28 septembre 2020

Levy de la victoire

En remportant le Trophée Hassan II, Alexander Lévy a redonné le sourire au golf français et fait naître un vrai espoir pour la Ryder Cup…

De la soupe à la grimace au franc sourire. Le golf français est passé par toutes les émotions cette semaine à Rabat. Ça avait mal commencé avec l’annonce du forfait de Victor Dubuisson et surtout la confirmation par l’European Tour qu’on ne reverrait plus le surdoué sur les fairways avant 6 mois minimum. Des problèmes de vertige, une exemption médicale, et c’est la Ryder Cup qui s’envole pour l’ex n°15 mondial, qui a fêté ce dimanche ses 28 ans d’une triste façon.

Mais la Ryder Cup, justement, n’est plus un rêve lointain pour Alexander Lévy. Au Maroc, le Marseillais de 27 ans a marqué des points et les esprits. Son cinquième succès sur le Tour Européen a été acquis avec la manière, sur un parcours et un score serré (-8), ce qui n’est a priori pas sa tasse de thé. Certes, la concurrence n’était pas féroce. Le dimanche, ses principaux rivaux (Alvaro Quiros, Mikko Ilonen, Erik Van Rooyen) ont coincé sur les 9 derniers trous. Mais après un (bon) bogey au trou n°16 qui aurait pu le crisper, Alex a mis fin au suspense en réussissant un merveilleux coup de fer 6 au trou n°17 (8’00 sur la vidéo ci-dessous), pour un birdie qui a scellé sa victoire.

Sa gestion intelligente du dernier trou, où il a joué le par 5 en régulation malgré un superbe drive, montre aussi à quel point le natif d’Orange en Californie a mûri. Avec l’excellent Tom Ayling sur son sac, avec l’Anglais Pete Cowen sur son swing (coach reconnu qui s’occupe de Henrik Stenson et récemment de Ian Poulter), avec un préparateur physique, un coach mental, Alex Lévy a construit une structure très professionnalisée. Plutôt que de parler de Ryder Cup ou d’objectifs de haut vol, il s’en tient à un discours plein d’humilité : “Le travail, le travail et encore le travail…”

Je dois beaucoup bosser, il y a tant de bon joueurs en Europe - Alex Levy Cliquez pour tweeter

Comme je l’ai expliqué au début de la saison, je dois vraiment améliorer l’ensemble de mon jeu”, expliquait-il après sa victoire sur le site officiel de l’European Tour. Je dois beaucoup bosser. C’est ce que j’ai fait ces deux dernières semaines et ça a payé ici.”

Je veux progresser étape par étape. Je n’ai pas le choix, ça passe par le travail car la concurrence est forte, il y a tant de bons joueurs européens…”

Alex fait bien sûr allusion à la Ryder Cup. Il est aujourd’hui le seul joueur français raisonnablement candidat à la sélection pour le National. Sa victoire au Maroc le replace au 9e rang du classement des points européens et au 15e du classement mondial. Pour mémoire, il faut être dans les quatre premiers de l’un des deux classements. Autant dire qu’effectivement, il y a encore du boulot… Le classement européen est sans doute celui qu’il doit viser. S’il termine hors des clous mais tout près des qualifiés, Thomas Björn pourrait être tenté de lui attribuer une wild-card.

Alex Levy en embuscade…

Comme à chaque fois qu’un Européen s’impose, le Danois a félicité le vainqueur. Il ne faut donc pas s’emballer à la lecture de son Tweet.

Mais enfin il qualifie Alex “d’ami”. Et on sait que le Danois a apprécié l’investissement et l’enthousiasme du Français lors de l’Eurasia Cup. Oui, le golf français a perdu une cartouche pour la Ryder Cup avec Victor Dubuisson. Mon rêve ne s’accomplira donc pas, en totalité tout au moins. Mais Alex Lévy a une vraie chance de croiser le fer avec Tiger, Sergio, Justin, Rory et consorts. Car cette semaine a eu plusieurs effets bénéfiques.

Lévy est ce lundi matin 47e mondial, soit son meilleur classement en carrière. Il devrait pouvoir jouer tous les grands tournois désormais, y compris le Players Championship qui arrive dans 15 jours.

Et surtout, surtout, cette victoire confirme deux vérités bonnes à dire : Alexander Lévy joue très bien au golf et il répond parfaitement à la pression. Vivement la suite…

Guillaume
Guillaume
Guillaume est "tombé" dans le golf il y a déjà plus de 20 ans, en découvrant ce sport sur un pitch and putt en Anjou. Son premier souvenir de télévision lié au golf est la Ryder Cup 1995 à Rochester, avec une victoire de l'Europe, déjà... Depuis, il est un téléspectateur assidu des tournois pros. Son putting hésitant ne lui a pas permis de faire décoller (ou plutôt descendre) son index, mais cela ne l'empêche pas d'aimer parler de "la petite balle blanche"... Spécialités: PGA Tour, Ryder Cup & découverte de parcours

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Derniers Articles

Le choix d’un driver optimal

Suite de la première partie sur le choix d'un driver optimal avec les réponses aux questions : loft, lie et longueur de club

Le Top7 des actus de la semaine 39

Pas de Ryder Cup au programme alors coup d'oeil rapide sur l'actualité de la semaine

Perrine Delacour : “Je pense que je travaille autant mais plus efficacement”

Alors que la saison a bel et bien repris sur le LPGA, retour sur un entretien avec Perrine Delacour, la n°2 tricolore qui évolue aux USA depuis 2013.

NEWSLETTER

[mc4wp_form id=”11508″]

US Open 2020 : le bulletin du 4e et dernier tour

Dernière remise de bulletin pour cet US Open 2020 par le proviseur Julien

Pastille Bonus #2 : Corales Puntacana Championship 2020

La pastille bonus par Caribou pour le second tournoi de la saison dans la ligue Fantasy PGA LPBB.