Présentation individuelle des sélectionnés de l’équipe européenne avec la sélection des joueurs qualifiés automatiquement puis les quatre wild-cards.



Francesco Molinari (Ita)

35 ans, né le 8 novembre 1982 à Turin
Grand Chelem : vainqueur du British Open en 2018
Palmarès professionnel : 9 victoires dont 6 sur le Tour européen
Classement mondial au 20 août 2018 : n°6
Ryder Cup : 2 sélections (2010 et 2012), 4 défaites et 2 nuls

La « macchina« , comme on le surnomme pour saluer son jeu de métronome, est l’un des joueurs de l’année 2018. Vainqueur de son premier majeur à Carnoustie, quasiment en mano a mano face à Tiger Woods, il a aussi remporté& le Quicken Loans National et enchaîné les bons résultats sur le PGA Tour, où il est désormais installé. Mais il a aussi gagné le BMW PGA Championship, tournoi emblématique du circuit européen. L’Italien n’a pas vraiment un caractère latin. Sa timidité l’a peut-être gêné lors de ses deux premières Ryder Cup, où il n’a pas récolté la moindre victoire. Mais il avait rentré un petit putt en 2010 pour obtenir avec son frère Edoardo en double un nul qui s’était avéré capital pour le succès des joueurs de Colin Montgomerie. Sa confiance sera forcément au zénith pour sa troisième participation. Il a le jeu pour performer sur l’Albatros. Le Turinois avait d’ailleurs terminé deuxième de l’Open de France en 2016.
Points forts : précision, régularité, jeu de fers, confiance
Points supposés faibles : timidité, putting parfois

Justin Rose (Ang)

38 ans, né le 30 juillet 1980 à Johannesbourg (Afs)
Grand Chelem : vainqueur de l’US Open en 2013

Palmarès professionnel : 22 victoires dont 11 sur le Tour européen

Classement mondial au 20 août 2018 : n°4
Ryder Cup : 4 sélections (2008, 2012, 2014 et 2016), 9 victoires, 3 défaites et 2 nuls

Le putt de folie au trou n°17 de Justin Rose contre Phil Mickelson à Medinah restera à jamais comme l’un des grands moments de la Ryder Cup. L’Anglais au caractère bien trempé possède non seulement l’un des plus beaux palmarès des joueurs européens, mais il est aussi l’un des plus performants dans l’épreuve biennale. Son partenaire préféré, Henrik Stenson, ne sera sans doute pas là mais qu’importe. Les Bleus attendront beaucoup de Rose, qui compte tenu de la forme indécise de Rory McIlroy et de Sergio Garcia, pourrait endosser le costume de leader dans l’équipe de Thomas Björn.

Points forts : jeu complet, régularité, caractère
Point supposé faible : putting parfois

Rory McIlroy (NIrl)


29 ans, né le 4 mai 1989 à Holywood
Grand Chelem : vainqueur de l’US Open en 2011, du British open en 2014, du PGA Championship en 2012 et 2014

Palmarès professionnel : 23 victoires dont 13 sur le Tour européen
Classement mondial au 20 août 2018 : n°7
Ryder Cup : 4 sélections (2010, 2012, 2014 et 2016), 9 victoires, 6 défaites et 4 nuls

Rory McIlroy est tout simplement le meilleur joueur du vieux continent de la décennie. Ce surdoué au swing de rêve possède l’un des meilleurs drivings de l’histoire du jeu. Vitesse, puissance, précision, tout y est. Ses résultats sont en dents de scie depuis deux saisons, la faute à un wedging et un putting inconstants. Mais à tout moment, sur tous les terrains, « Rors » semble en mesure de triompher tant son talent est immense. En Ryder Cup, il a assumé son rôle de leader après des débuts un peu timides en 2010. Même s’il a perdu, son duel en simple face à Patrick Reed en 2016 est resté dans les mémoires. Pas simple toutefois de lui trouver un partenaire car son style de jeu est unique. Son association avec Thomas Pieters il y a deux ans avait fait merveille, mais le Belge sera-t-il au National ? Rien n’est moins sûr.
Points forts : long jeu, orgueil, confiance

Points supposés faibles : putting et maîtrise des distances

Tyrrell Hatton (Ang)

26 ans, né le 14 octobre 1991 à High Wycombe

Grand Chelem : meilleur résultat 5e du British open en 2016

Palmarès professionnel : 7 victoires dont 3 sur le Tour européen
Classement mondial au 20 août 2018 : n°23

Ryder Cup : rookie

C’est l’une des grandes interrogations dans l’équipe européenne : Tyrrel Hatton sera-t-il à la hauteur de l’événement pour sa première Ryder Cup ? L’Anglais au gros caractère devra déjà trouver sa place dans le vestiaire, car il n’est pas réputé proche de ses coéquipiers. Son swing est solide, son putting peut être irrésistible, mais il n’a jamais connu une pression de cette intensité. Son palmarès est encore vierge de grande victoire. Il s’est qualifié par la grâce de très bons résultats sur le Tour européen, mais qui datent un peu. Récemment, il a connu un regain de forme encourageant sur le PGA Tour. Thomas Björn a dû apprécier.
Points forts : putting, combativité
Points supposés faibles : driving, long jeu, impatience

Tommy Fleetwood (Ang)


27 ans, né le 19 janvier 1991 à Southport
Grand Chelem : meilleur résultat 2e de l’US Open en 2018
Palmarès professionnel : 7 victoires dont 4 sur le Tour européen
Classement mondial au 20 août 2018 : n°11

Ryder Cup : rookie

Comme son compatriote Tyrrell Hatton, le jeune Tommy fera ses débuts en Ryder Cup au golf National. Mais on peut raisonnablement être plus optimiste quant à sa faculté à gérer l’événement. D’abord parce que son grand jeu est l’un des plus solides du monde depuis presque deux saisons. Ensuite parce que ce jeune homme souriant et décontracté, aux cheveux et à la barbe négligés, est très apprécié de ses pairs. Et enfin, parce que l’Albatros lui plaît : il s’y est imposé à l’occasion de l’Open de France 2017. Son formidable 63 du dimanche, cette année à l’US Open, a failli lui offrir une première victoire en majeur et il a marqué les esprits, y compris chez les Américains.
Points forts : grand jeu, précision
Point supposé faible : putts courts

Jon Rahm (Esp)


23 ans, né le 10 novembre 1994 à Barrika
Grand Chelem : meilleur résultat 4e du Masters et du PGA Championship 2018
Palmarès professionnel : 5 victoires dont 3 sur le Tour européen

Classement mondial au 20 août 2018 : n°5

Ryder Cup : rookie

C’est la nouvelle petite (façon de parler) merveille du golf européen. Après une carrière amateur fracassante, le puissant et costaud Jon Rahm n’a pas mis longtemps à se faire une place au sommet de la hiérarchie mondial. Né au Pays Basque, il a fait ses classes de golfeur en Arizona. Il est à la fois très latin dans son caractère et très américain dans son individualisme. C’est la première Ryder Cup de Jon Rahm, mais sans doute pas la dernière. Avec qui l’associer en double ? Pas simple car il n’a pas grandi avec les joueurs européens et il faudra supporter ses accès de colère. A l’Open de France cette année, il a joué la gagne jusqu’au dernier trou malgré quelques trous d’air dus à son impatience. Une certitude : c’est un sacré joueur…
Points forts : puissance, jeu complet
Point supposé faible : impatience

Alex Noren (Sue)


36 ans, né le 12 juillet 1982 à Stockholm
Grand Chelem : meilleur résultat 6e du British open en 2017
Palmarès professionnel : 11 victoires dont 10 sur le Tour européen

Classement mondial au 20 août 2018 : n°13
Ryder Cup : rookie

Encore un rookie dans le squad de Thomas Björn, mais un rookie de 36 ans. C’est une récompense méritée pour le persévérant suédois, l’un des plus gros bosseurs du circuit mondial. Excellent putter, régulier sur ses mises en jeu, Noren possède une technique bien à lui. Elle l’a mené au sommet du classement mondial presque en toute discrétion. A l’image de son succès cette année à l’Open de France, alors qu’il comptait sept coups de retard à l’orée du dernier tour, Alex ne renonce jamais et n’est jamais aussi dangereux que lorsque les parcours et les conditions sont difficiles. Il pourrait être précieux pour les Bleus. Les Suédois ont rarement déçu en Ryder Cup…

Points forts : régularité, putting, caractère

Point supposé faible : jeu un peu prudent parfois

Thorbjorn Olesen (Dan)

28 ans, né le 21 décembre 1989 à Furesö
Grand Chelem : meilleur résultat 6e du Masters en 2013
Palmarès professionnel : 12 victoires dont 5 sur le Tour européen
Classement mondial au 20 août 2018 : n°38
Ryder Cup : rookie

Cinquième rookie qualifié aux points dans l’équipe européenne, Thorbjorn Olesen a enlevé une épine du pied à son compatriote de capitaine, Thomas Bjorn, qui aurait été tenté de lui donner une wild-card s’il avait échoué sur le plan comptable. Le jeune Danois aux casquettes américaines est depuis longtemps considéré comme une pépite, mais il tardait à confirmer au plus haut niveau. Cette saison, il s’est enfin montré régulier, avec un succès à l’Open d’Italie, mais aussi de nombreuses places d’honneur. Même s’il a manqué le cut cette année, l’Open de France et l’Albatros lui ont souvent souri, témoin une 2e place en 2011 (derrière un certain Thomas Levet) et une 3e place en 2017. Olesen est un joueur capable de scorer très bas (64 au dernier tour du Bridgestone Invitational début août), mais il est parfois « instable », notamment dans ses mises en jeu. A priori, on devrait plutôt le voir en quatre balles qu’en foursomes.

Points forts : jeu complet, agressivité

Points supposés faibles : driving parfois, stratégie

Ian Poulter (Ang – wild-card)

42 ans, né le 10 janvier 1976 à Hitchin
Grand Chelem : meilleur résultat 2e du British Open en 2008
Palmarès professionnel : 17 victoires dont 12 sur le Tour européen
Classement mondial au 3 septembre 2018 : n°33
Ryder Cup : 5 sélections (2004, 2008, 2010, 2012, 2014), 12 victoires, 4 défaites et 2 nuls

La grinta, la passion, le leadership, les stats, le retour au premier plan… Thomas Björn avait bien des raisons de donner une invitation à Ian James Poulter, l’un des symboles de la domination européenne en Ryder Cup depuis le début des années 2000. Son swing n’est peut-être pas dans les canons du PGA Tour, mais l’Anglais gomme son manque de puissance par une rage de vaincre à nul autre pareil. « Poult » est une bête de match play. Dans les vestiaires, il devrait aussi jouer un rôle essentiel. Lors du fameux miracle de Medinah, il avait tenu un rôle essentiel. Ses coéquipiers ne l’ont sûrement pas oublié.

Points forts : jeu de fer, mental, putting, passion pour la Ryder Cup

Point supposé faible : manque de puissance, petit jeu parfois

Paul Casey (Ang – wild-card)

41 ans, né le 21 juillet 1978 à Cheltenham
Grand Chelem : meilleur résultat 3e du British Open en 2010
Palmarès professionnel : 18 victoires dont 13 sur le Tour européen
Classement mondial au 3 septembre 2018 : n°16
Ryder Cup : 3 sélections (2004, 2006, 2008), 3 victoires, 2 défaites et 4 nuls

Étonnamment, Paul Casey n’a plus connu la fièvre de la Ryder Cup depuis dix ans ! Son début de carrière semblait le conduire vers les sommets du jeu, mais il a connu un long trou d’air en raison de blessures. Il est revenu au premier plan depuis 3 ans et notamment en 2018 en renouant avec le succès sur le PGA Tour. En Ryder Cup, son coup d’éclat est d’avoir réalisé un trou en un en 2006. Son jeu très solide devrait bien s’adapter à l’Albatros. Il a repris sa carte sur le Tour européen dans l’objectif de rejouer en Ryder Cup. C’est donc chose faite. Et c’est logique.

Points forts : grand jeu, régularité

Points supposés faibles : putting, petit jeu parfois

Sergio Garcia (Esp – wild-card)

38 ans, né le 9 janvier 1980 à Borriol
Grand Chelem : vainqueur du Masters en 2017
Palmarès professionnel : 33 victoires dont 14 sur le Tour européen
Classement mondial au 3 septembre 2018 : n°30
Ryder Cup : 8 sélections (1999, 2002, 2004, 2006, 2008, 2012, 2014, 2016), 19 victoires, 11 défaites et 7 nuls

Comment imaginer une Ryder Cup sans Sergio Garcia ? Malgré une saison décevante avec quatre cuts manqués en Grand Chelem, l’Espagnol a mérité son invitation (sa première pour sa 9e sélection) par ses résultats en Ryder Cup et la passion qu’il a démontrée pour cette épreuve. Digne héritier de Seve Ballesteros et de Jose Maria Olazabal, il chasse le record de points obtenus par un Européen (25 par Nick Faldo, 22,5 pour Sergio). Partenaire de double idéal, leader dans les vestiaires, il va tenter de retrouver son jeu avec la magie de la Ryder Cup. L’Albatros ? Il a signé un 65 au 3e tour de l’Open de France pour sa première apparition cette année, malgré ses problèmes de swing. Le temps d’une semaine, on ne doute pas que le jeune papa sera à 100% dans son golf…

Points forts : jeu de fers, petit jeu, passion pour la Ryder Cup

Points supposés faibles : putting, driving très récemment, impatience parfois

Henrik Stenson (Sue – wild-card)

42 ans, né le 5 avril 1976 à Gothenburg
Grand Chelem : vainqueur du British Open en 2016
Palmarès professionnel : 20 victoires dont 11 sur le Tour européen
Classement mondial au 3 septembre 2018 : n°22
Ryder Cup : 4 sélections (2006, 2008, 2014, 2016), 5 victoires, 4 défaites et 2 nuls

C’était peut-être la wild-card la plus indécise. A l’image de Sergio Garcia, « Ice man » se bat avec son jeu depuis qu’il a ouvert son palmarès en Grand Chelem. Comme l’Espagnol, le vainqueur de « The open » 2016 est un vétéran de la Ryder Cup, mais avec moins de galons. Son association en double avec Justin Rose avait fait merveille en 2014 (trois victoires). Le Suédois au sens de l’humour très développé est très apprécié par ses pairs. A priori, il semble plus voué à jouer en quatre balles qu’en foursomes. Sa stature devrait quoi qu’il en soit apporter de la confiance et de la bonne humeur aux Bleus.

Points forts : grand jeu, expérience, solide sous pression

Point supposé faible : en manque de résultats et de confiance depuis deux ans

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