L’année touche à sa fin, et c’est donc le moment idéal pour faire un bilan objectif (“les faits, rien que les faits !”) de ces – presque – 12 mois du golf féminin et masculin chez les professionnels. A travers les 26 lettres de l’alphabet, balayons ensemble au cours des derniers jours de décembre les moments forts, heureux, drôles, émouvants, agaçants ou même déconcertants de 2018.

 

A comme Albatros !

En serait-il autrement si l’on n’était pas français ? Pas certain ! Ce bilan ne peut que s’ouvrir sur le souvenir de la Ryder Cup au Golf National. L’Albatros a été à la fois le théâtre d’une magnifique compétition mais aussi un de ses acteurs de premier plan. Les américains avaient été prévenus que ce parcours serait redoutable, ils l’ont constaté dès les premières journées d’entraînement et pourtant, ils ont cru en leurs super pouvoirs pour conserver le trophée. Captain America et ses copains ont été piégés par la patte de Alejandro Reyes et nos 12 fantastiques européens.

Tout a été déjà dit et écrit, ici sur ce blog et ailleurs. Agencement du Golf National, préparation du parcours, organisation de l’évènement, émotions de la cérémonie d’ouverture, ambiance façon “stade”, météo de la semaine, choix du capitaine Bjørn, talents de l’Europe magnifiés par le duo “Moliwood”. Que rajouter ? Sans hésitation, la contre-performance sportive des USA.

La plus forte équipe américaine de l’histoire de la Ryder Cup avec un classement mondial moyen inférieur à 11 a juste été décevante. Dustin Johnson, n°1 mondial du moment, affiche un triste compteur de 1 victoire contre 4 défaites. Son (ex-meilleur) copain Brooks Koepka, vainqueur de 2 Majeurs en 2018, gagne 1.5 point en 4 matches.
Lors du cinglant 4-0 en Foursomes le vendredi, la paire Mickelson/DeChambeau a joué +2, soit le meilleur score des 4 paires alignées par Jim Furyk. Dans cette même session, les américains ont gagné 10 trous seulement sur 60 joués au total dans les 4 matches. DeChambeau et Woods qui ont gagné 3 des 4 tournois des playoffs de la FedEx Cup n’ont marqué aucun point – tout comme Mickelson. Seuls Spieth et Thomas ont su honorer vraiment leur sélection.

En résumé, une 42e édition qui restera gravée dans la majorité des mémoires des spectateurs mais que les joueurs américains vont vite oublier.

B comme Britanniques

Enfin, ce sont surtout les anglais (mais bon, vu que le A était pris^^) que nous mettrons à l’honneur en 2018. Sur le tour européen, ce ne sont pas moins de 11 joueurs différents qui ont remporté 14 tournois sur les 47 de la saison écoulée. Sur le PGA Tour, ils s’imposent à 4 reprises, soit autant que sur la période 2013-2017/ Un mélange de joueurs de la nouvelle génération (Fitzpatrick, Wallace, Pepperell et Fleetwood) et des plus anciens (McEvoy, Waring, Casey, Poulter, Rose). Certains ont gagné leur 1er titre (Paisley, Pepperell, McEvoy, Waring), les autres confirment (Fleetwood, Fitzpatrick, Wallace), et les revenants reviennent (Casey, Poulter, Westwood, Willett) ! Justin Rose, leur joueur n°1 a remporté la FedEx Cup, été l’un des leaders de l’Europe fin septembre et grimpé sur la plus haute marche du classement mondial en fin de saison.

On pourrait se dire qu’il ne leur manque qu’un Majeur mais c’était sans compter sur leur compatriote féminine Georgia Hall qui remporte, à 22 ans, le British Open, son 1er tournoi du Grand Chelem. Elle termine 1ère de l’ordre du mérite européen et est la seule européenne du Top10 mondial à ce jour.

C comme Come-back

En tête, évidemment le plus impressionnant de tous, celui du Tigre mais on y reviendra en détail un peu plus loin dans notre alphabet de l’année. Il faudrait fouiller précisément dans les archives du golf mondial mais 2018 affiche quand même des airs de record en terme de vainqueurs après une relative longue période : Bubba Watson (2 ans), Phil Mickelson (5 ans), Paul Casey (4 ans), Ian Poulter (6 ans), Brandt Snedeker (2 1/2 ans), Lee Westwood (4 ans), Danny Willett (2 1/2 ans) ou encore Matt Kuchar (3 ans) et Charles Howell III (11 ans) pour le compte de la saison 2019.

Ces dames ne sont pas non plus en reste avec notamment Lydia Ko (2 ans), Michelle Wie (4 ans), Angela Stanford (6 ans), ou encore Caroline Hedwall (6 ans).

A suivre…


–> LIRE LA PARTIE 1 : De D à G

–> LIRE LA PARTIE 3 : De H à L


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