Troisième rendez-vous du bilan de l’année 2018 avec, dans cet article, un focus sur quelques uns des vainqueurs de Majeurs Hommes et Femmes. Entre autres 😉


—> LIRE LA PARTIE 1 : De A à C 

—> LIRE LA PARTIE 2 : De D à G 


H comme Hall 

L’anglaise Georgia Hall a confirmé tout le bien qu’on pensait d’elle depuis son passage chez les professionnelles en 2014. En progression régulière, saison après saison, elle avait franchi un cap l’an dernier en décrochant un Top3 au British Open 2017 suivi d’un Top10 à Evian lui permettant de remporter l’ordre du mérite en fin d’année. Dans les semaines qui suivaient, en décembre 2017, elle enchaînait en décrochant un plein droit de jeu sur le LPGA via une brillante 5e place aux Q-School.

Sur le circuit élite féminin, elle signait un début mitigé avec 4 cuts manqués lors des 8 premiers tournois. Son premier Top10 survenait en juillet (T7 au Thornberry Creek Classic) avant la consécration à domicile lors du Ricoh Women’s British Open au Royal Lytham & St Annes. Un parcours qui porte plutôt chance aux européennes puisqu’elles ont gagné désormais 3 des 4 éditions du British qui s’y sont jouées. A 22 ans, Georgia devenait la première anglaise sacrée depuis Karen Stupples en 2004 (British Open) dans un tournoi du grand chelem.

Au vu des dernières années, on aurait plus facilement parier sur ses compatriotes Melissa Reid ou Charley Hull pour remporter ce premier titre Majeur depuis 14 ans mais Georgia s’est donné les moyens de les devancer en se consacrant sans repos au golf depuis 15 ans : “Je n’ai pas vraiment passé de temps avec des amis, je m’entraînais sans cesse. La vie était le golf et le golf était ma vie. Il y avait aussi des raisons économiques, sans argent, les opportunités de faire autre chose sont moindres“.

En remportant pour la seconde fois consécutive l’ordre du mérite européen, la désormais n°8 mondiale a gagné près d’1 million d’euros en 2018. De quoi, oublier pour un temps les sacrifices passés.

I comme Imitations

Il n’y a pas que du mauvais avec les réseaux sociaux. La puissance de la viralité peut aussi amener du bon, et du drôle. Demandez-le à Conor Moore ! Cet irlandais vendait encore des téléphones il y a 2 ans avant de développer une petite renommée chez les britanniques. C’est un certain Sergio Garcia qui va le faire connaître dans le monde la petite balle blanche cette année. L’espagnol, en partageant une vidéo créée par Moore pour le Masters, venait de le propulser en haut de l’affiche !

Dans la foulée, Golf Channel lui faisait signer un contrat et, à chaque grand rendez-vous golfique, on a le droit à un enchaînement de quelques stars emblématiques pour notre plus grand plaisir. Il a même reçu une “commande” de Thomas Bjørn pour une vidéo spéciale diffusée le lundi soir en amont de la Ryder Cup par le capitaine danois à ses joueurs. Succès et hilarité totale dans le clan européen aux dires des uns et des autres le lendemain !

Dans ce chapitre, on y ajoute volontiers l’américain Jack Bartlett qui a percé tout récemment avec ses imitations des joueurs en action. Mention spéciale pour les excellentes caricatures de DJ et Lefty.

J comme Jutanugarn

Ari-Ariya !! Comme en 2016, la thaïlandaise Ariya Jutanugarn s’adjuge le Race to CME Globe qui récompense la 1re joueuse du classement de la saison sur le LPGA. Il y a 2 ans, elle avait été sous les projecteurs avec une série de 3 tournois remportés en 4 semaines pour terminer l’année avec 5 titres dont celui du British Open, son 1er Majeur. En 2018, Ariya ajoute 3 nouvelles lignes à son palmarès dont l’US Open.

Jutanugarn a particulièrement brillé en grand chelem puisqu’elle signe 2 places de T4 (ANA Inspiration, British Open) en plus de sa victoire en playoff face à Kim Hyo-joo lors de l’US Open. Des résultats qui lui permettent de remporter logiquement le Rolex Annika Major Award, trophée récompensant la meilleure joueuse de l’année lors des Majeurs.

Ce titre qui n’est qu’un parmi tant d’autres pour la thaïlandaise puisqu’elle rafle purement et simplement tous les trophées décernés sur le LPGA en 2018 : joueuse de l’année, 1re au classement général de la saison, 1re au classement des gains en 2018, 1re au nombre moyen de coups joués par tour (69.415), 1re au nombre de Top10 (17 en 1 an), 1re au nombre de birdies (470), … On n’est donc pas surpris de savoir qu’elle termine cette année 2018 en tant que n°1 mondiale !

K comme Koepka

Brooks a confirmé qu’il peut gagner tout et partout. Le rookie de l’année 2014 sur le PGA Tour a gagné seulement 2 tournois lors de la saison 2018 : l’US Open et le PGA Championship. Rien que ça ! Depuis 2014, l’américain a joué 17 Majeurs pour 3 victoires, 5 Top10 et 5 Top20.

Pour saisir la performance de Koepka, il faut savoir qu’il n’est que le 3e joueur, dans l’histoire de l’US Open depuis la 2nde guerre mondiale, a conservé son titre d’une année sur l’autre. Il a succédé à Ben Hogan (1950, 1951) et Curtis Strange (1988, 1989).

En gagnant au mois d’août le trophée Wanamaker du 100e PGA Championship lors de son 100e tournoi professionnel, le floridien de 28 ans rejoint Gene Sarazen, Ben Hogan, Jack Nicklaus et Tiger Woods parmi les seuls vainqueurs de US Open / PGA Championship la même année. 

Au cours de sa demi-saison (une blessure poignée en début d’année l’a éloigné des terrains de janvier à fin avril), il enregistrait 2 victoires, 2 secondes places et 2 Top10 en 18 tournois joués. La seule ombre au tableau de 2018 restant sa Ryder Cup, à l’image de la plupart de ses coéquipiers (1 V, 2 D et 1 N), assombrie en plus par l’accident d’une de ses balles dans l’oeil d’une spectatrice.

Le n°1 mondial frappe aussi fort que la manière dont il termine cette année 2018 avec une victoire à la CJ Cup (Corée du Sud) en octobre pour le compte de la saison 2019 du PGA Tour. Au passage, monsieur “plus de 300 yards” au driving a montré qu’il possédait aussi un petit jeu solide… et un sourire !

L comme Lindberg

Pernilla Lindberg, passée professionnelle en 2009 a décroché son tout 1er titre en carrière avec le ANA Inspiration 2018. Elle est la 5e suédoise de l’histoire à gagner un Majeur. Fait amusant, ses 4 compatriotes avant elle ont aussi remporté un Majeur comme premier titre sur le LPGA (Neumann, Alfredsson, Sörenstam et Nordqvist) ! 

Jusqu’alors la meilleure performance de Pernilla en grand chelem datait de 2015 avec un Top5 à l’US Open, ce qui était était même son seul Top10 en 31 Majeurs joués depuis 2010. Au cours d’une carrière partagée entre le LPGA et le LET, Lindberg est, pourrait-on dire, une bonne joueuse, constante saison après saison. En moyenne 75% de cut passé pour 2 à 3 Top10 par saison et des gains autour de 500.000$ annuels.

Lorsque débute le ANA Inspiration, la joueuse de 31 ans a manqué son 1er cut de l’année deux semaines plus tôt et sortait d’un Top25 le week-end précédent. C’était donc juste le début d’une semaine où tout a voulu bien sourire. Une longue semaine puisque le tournoi s’est joué sur 5 jours après que Inbee Park et la suédoise n’aient pu se départager après 4 trous de playoff avant la nuit tombée. 

Le lundi matin, la septuple vainqueur de Majeurs et championne olympique se trouvait en position favorable sur le green (6m contre 9m ) après le 4e trou du jour (8e total). Mais il était écrit que le ANA Inspiration ne pouvait échapper à Lindberg qui rentrait son putt, sans que la coréenne puisse faire de même.

Un superbe niveau de jeu pour ce qui a été sans doute l’un des 3 grands moments de la saison féminine. Pernilla gagne son 1er trophée en 250 tournois joués et offre un 3e Majeur à la Suède en 2 ans après Stenson en 2016 et Nordqvist en 2017. 

A suivre…

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