Pour ce quatrième opus, nous partons à l’international au sein du ‘Magnifico’ golf de PGA Catalunya. C’est à l’occasion d’un petit week-end passé sur place que j’ai pu découvrir de magnifiques installations et des parcours qui le sont tout autant. Ouvert en 1999, le resort PGA Catalunya est un énorme complexe situé à 45 minutes au nord de Barcelone et à 15 minutes au sud de Gérone. Au programme : 2 parcours 18 trous, des hôtels à profusion et autant de villas d’exceptions. Prêts ? Alors en route !

Le Resort

Larges voiries et constructions toutes nouvelles : bienvenue au “Disneyland” du Golf en Catalogne. D’ailleurs cette région d’Espagne a été envisagée un temps pour accueillir les parcs Disney en Europe.

Hôtel, piscine, logements, villas, des sentiers pour courir, faire du vélo. De quoi s’amuser… Ok, je me souviens : vous venez pour jouer au golf ! Sachez qu’en séjournant dans les hôtels ou villas du Resort, il est possible d’obtenir des réductions sur les tarifs golf. Et si vous êtes abonnés au Golf National (comme ceux du réseau European Tour Destinations), vous pouvez bénéficier d’un tarif à 35€ (n’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos).

Les installations.

Le très gros intérêt de ce resort, c’est la qualité des installations. Un practice top et couvert, des balles neuves, on est bien. Quand j’y étais, en Avril 2018, pas encore de Sergio Garcia Junior Academy ou de Hub Golf (un seul lieu où vous pouvez vous entrainer, faire un fitting, analyser votre swing ou encore disposer du Top Tracer).

Mais le mieux, c’est la zone de petit jeu ! Il n’y a qu’à regarder les différents types de bunkers (avec les sables qui vont bien) pour peut être expliquer la qualité de main des golfeurs espagnols.

Passage par le pro-shop, le temps de louer un buggy et les clubs de location. Un peu dans l’esprit du Golf National, au PGA, il y a 2 parcours, le Stadium ressemblant à L’Albatros et le Tour Course à l’Aigle. On est parti – en voiturette – pour la stratégie détaillée du Stadium Course, un parcours fait de up et down (au sens propre, ça monte et descend beaucoup).

Infos générales

  • Localisation : Tout près de Gérone, en Catalogne (Espagne) et à 70km au Nord de Barcelone (clique sur la carte pour le lien vers la carte Google)

  • Architecte :  Neil Cole & Angél Gallardo en 1999.
  • Carte de score :
La carte est volontairement difficile à lire (c’est pour que tu lises ce parcours jusqu’au bout 😉 ).

Les points clés :

  1. Les fairways sont larges mais les bunkers et l’eau sont bien placés. Il faudra être précis aux moments critiques.
  2. Il y a de quoi se délester de quelques balles avec les zones à pénalités.
  3. 6104 mètres des jaunes ! il faudra taper fort ou jouer intelligemment.
  4. Avertissement, ce parcours est une piste noire ou à minima une rouge difficile. Si tu es plus de 6, on te conseille de partir des jaunes, c’est dire.
Rare d’avoir autant d’infos sur un parcours de golf.

Le parcours

En regardant la carte de score, on pourrait être tenté de repartir directement. Slope de 151 des jaunes (155 des blancs), un SSS de 73,5 (et 76,1 des blancs) pour un par 72. Si vous êtes classés 15, vous aurez 26 coups rendus des blancs et 23 des jaunes. Humilité quand tu nous tiens.

Un point particulier : pour moi qui joue rarement les parcours du Sud de la France, en jouant PGA Catalunya, il faut faire attention à l’herbe. Que cela soit sur les fairways ou les greens, la sensation peut paraître étonnante.

Pour info, les distances ci-après sont données depuis les départs Jaunes.

L’aller du Stadium course

Profitez du club-house et de sa vue, car le 1er trou va envoyer du bois. Pas certain d’ailleurs que cela soit le bois 1 qu’il soit bon d’utiliser au départ car compte tenu du dénivelé, pas besoin d’être trop long. Attention à ne pas aller trop à droite (dans les bois) ni trop à gauche (au risque de se fermer l’angle d’attaque). Pour le 2e coup, le green est en montée. Avec un drapeau à l’entrée, il sera pertinent de rester court. Sinon, dîtes bonjour de ma part aux 3 putts.

On enchaîne ensuite 2 trous ni trop longs ni trop compliqués lorsqu’on est droit. Si, si, je vous assure, c’est possible. 🙂

Ce qu’on a descendu sur le 1, on le remonte sur le 2. Trou court certes mais avec un fairway de plus en plus étroit. Avec un léger fade aligné sur les bunkers, vous couperez le fairway en 2. Petit ravin pour accéder au green où vous ne devrez pas finir à droite au risque de jouer une petite approche en aveugle. Prenez un club de plus pour l’attaque du green ! Green à nouveau en forte montée où il est donc conseillé d’être court du drapeau pour se donner un putt en montée.

Pour le 3, on redescend avec un Par5 de 450m environ. La conception du trou fait que toute balle légèrement à droite ou à gauche pourrait revenir sur le fairway (si le rough est sec, donc rarement le matin car le parcours est arrosé). Pour le 2e coup, la ligne de jeu est le bunker à droite situé à une centaine de mètres de l’entrée du green (tout comme l’eau d’ailleurs). Une balle à gauche finira par un plouf garanti ! Sur le green, si le drapeau est situé sur la partie gauche du trou, oubliez le et jouer centre green.

À nouveau, on remonte vers le départ du 4, un Par4 en dogleg droit. 1er impératif, s’aligner sur la partie gauche du fairway pour s’ouvrir le green. Si vous n’avez pas la distance, il vous faudra faire un layup sachant que le fairway s’arrête à 65m de l’entrée du green, et que quelques mètres après, c’est l’eau. Pour faire un par, vous avez besoin de deux excellents coups. Repartir avec un bogey sera très bien quand même.

On remonte à nouveau pour atteindre le départ du 5, notre premier Par3 de 175m en descente certes mais avec de l’eau sur la partie gauche. Avec le dénivelé, on pourrait être tenté de jouer un club de moins mais plus vous serez long et moins l’eau sera en jeu. Le par sera encore un excellent score ici.

Bonne nouvelle ! Le départ du 6 est à quelques mètres du green du 5. 😉 Mais pour atteindre le green de ce Par4, il va falloir monter fort. Il faut s’aligner sur l’arbre le plus haut au fond du fairway. Le 1er objectif est de passer la route située à 200m du départ. De là se pose la question du second coup pour attaquer un green très profond (près de 40m), en montée et bien défendu. Si votre premier coup est raté, pour le layup, sachez que le fairway s’arrête à 65m de l’entrée du green. Soyez assez précis sur votre attaque de drapeau, sinon le 3 putts ne sera pas très loin.

Un peu de “repos” avec deux trous simples… Simple ne veut pas dire facile mais qu’ils sont plus scorables que les autres 😉 Profitez-en bien !

Bienvenue au 7 que je nommerais BunkerLand. Un Par5 de 478m et de handicap 17 qui demandera un peu de précision au départ (pour les plus longs frappeurs) si tu ne veux pas t’ensabler (1er bunker à 220m du départ). Toujours, pour les plus longs frappeurs, il y a ensuite un 2e fairway à droite dans l’axe du bunker qui s’arrête à 70m e l’entrée du green. Pour les autres, le fairway de gauche s’arrête à 40m avec un green en montée et de pente générale de droite à gauche.

On attaque maintenant le 8, un Par3 assez plat de 135m des jaunes. Green horrible en forte montée avec un double plateau. Si le drapeau est au fond du green, pas de problème à être un peu plus long (en prenant soin d’éviter le bunker du fond). A contrario avec un drapeau à l’entrée, bon courage. Pas droit et ça sera bunker, trop long et ça sera 3 putts. Comme je disais, ce trou est simple ;-(

Vous en avez profité ? On traverse la route et on termine cet aller avec le trou de handicap 1, un petit Par4 de 392m (lol) ! Les 2 bunkers de gauche sont évidemment la ligne idéale avec environ 220m (tout en descente) pour les atteindre. Ensuite, choix crucial, l’attaque avec un coup de 170m environ pour atteindre l’entrée du green ou alors un layup sur le second fairway qui se termine à 40m de l’entrée d’un green toujours compliqué. En se mettant à gauche du drapeau, vous vous rendrez le putting plus aisé sans être facile pour autant.

Le retour du Stadium Course

A mi-parcours, pour ma part, j’ai déjà souffert. Pas d’inquiétude toutefois, le retour n’est pas plus facile. En jouant le 10, on s’approche à nouveau de la civilisation avec des bâtiments en travaux (c’est l’excuse que j’ai utilisé pour mon mauvais coup). Par4 en légère descente, alignez-vous sur la partie gauche du fairway car il ne faut pas rater à droite. Deux bunkers accueillants défendent très bien le green qui est en assez forte pente de gauche à droite : vous l’aurez compris, être à droite du drapeau est une excellente idée tant qu’on n’est pas dans le bunker.

Nous voici au départ de l’un des trous que je considère comme signature de ce Stadium du PGA Catalunya. Le 11 est un Par3 (150m et hcp 16) où, compte tenu de la descente, le choix d’un club de moins s’avère être malin pour attaquer un green qui ne fait qu’une vingtaine de mètres de profondeur. Je suis de tout coeur avec vous ! 🙂

Le départ du 11, un peu flippant, non ?

Jusqu’à présent, les Par5 étaient en descente. Le 12, lui, est en montée. Depuis le départ, le fairway (enfin sa partie gauche) commence à 170m . Mais si vous souhaitez aller au plus direct (aligné en longeant l’eau), il vous faudra faire 200m à minima pour atteindre le fairway. De là, il faut savoir être intelligent. Le fairway étant large, il s’agit de faire un layup vous donnant un coup plein sur votre 3e coup. Attention, compte tenu de la montée, ajouter un club de plus pour attaquer un green à nouveau en assez forte montée.

On attaque maintenant le 2e trou signature du Stadium course, le trou 13, un Par4 de 350m.

Une piste d’atterissage ce départ du 13, non ?

La principale difficulté réside dans l’attaque du green qui pour une fois, est plutôt plat. Sachez-le, si vous ne pouvez pas attaquer le green en 2, le fairway s’arrête à 50m de l’entrée du green. Le par est possible, mais le double est probable !

Tout s’est bien passé ? Ne soyez pas heureux trop longtemps, car on attaque le 14, un par 4 de 381m en forte montée de surcroît. Ce trou est d’autant plus vicieux que le fairway rétrécit pile à hauteur des bunkers situés à environ 200m du départ. De là, encore un choix crucial : les architectes ont placé une pièce d’eau qui commence à 60m et se termine à 15m de l’entrée du green. Vous pouvez donc attaquer si le coeur vous en dit mais le layup est plutôt intelligent (pas de gratte au 3e coup, hein ? 😉 ).

Encore un green large et loin d’être plat … pfff, ça commence à être usant !

Après une petite balade en voiturette, on attaque maintenant le trou 15, un Par5, dogleg droit en descente puis en montée assez sévère. C’est le trou le plus facile et il ne fait que 445m (450m des blancs), donc, on ne déconne pas. Au départ, s’aligner sur le bunker de gauche face à vous. Il est en général à 230m, donc pas d’inquiétude. De là, sachez que le fairway s’arrête (pour reprendre ensuite) à 50m de l’entrée du green. Et pour l’attaque du green (comme le trou précédent d’ailleurs), compte tenu de la montée, ajoutez un club. Il vaut mieux être un peu plus long sauf si le drapeau est à l’entrée (et dans ce cas, bon courage encore).

Ca y est, on attaque enfin les 3 derniers trous du parcours et sans casser l’ambiance, ca va être sympa 😉 Débutons par le Par3 du 16 pas extrêmement compliqué si on joue le bogey. On rate plutôt à droite sinon on est mort. Et on rate plus long que court sinon on est mort une 2e fois. Une petite approche, 2 putts et on vient de faire un bogey facile, non ?

Petite traversée par la route à nouveau pour attaquer les 2 derniers trous qui sont chauds. Le 17 est un Par4 dogleg gauche en descente de 364m. Les bunkers sont accueillants (le premier est situé à environ 210m) et la bonne ligne est le premier bunker de droite avec un léger draw. Il restera alors un coup de 140m entrée de green où si vous êtes court, vous pourriez aller à la plage plus tôt que prévu avec encore de jolis bunkers.

Enfin le 18 ! Un Par4 en montée (histoire de casser les pattes au joueur ou à la voiturette). Au programme, 382m pour l’handicap 2 du Stadium Course, à croire que les architectes ne veulent vraiment pas que je revienne 😉 La ligne est plutôt vers le bunker de droite placé à 250m du départ. Suivant la distance qu’il reste à jouer, il peut être pertinent de faire un layup pour se donner un coup plus simple pour attaquer le green qui est très bien défendu par 5 bunkers. Sans surprise, ce dernier green est en forte montée !

Vous en avez terminé et, sincèrement, si vous trouviez l’Albatros compliqué, que dire de ce Stadium, n’est ce pas ?!

J’ai aimé

  • Un superbe parcours, un vrai challenge. Tu pourras en sortir en détresse psychologique tellement ce parcours peut broyer, mais tu seras vite fixé sur ton niveau de golf.
  • Des installations de dingues (et quand je l’ai joué en avril 2018), il n’y avait pas encore la Sergio Garcia Academy.
  • Le fait de devoir gérer sa frustration et son désolement face à une carte terrible.

J’ai moins aimé

  • Par moment, la proximité des routes ou des travaux et le bruit que cela peut générer (et des bonnes excuses aux coups ratés aussi).
  • Là, c’est une question d’avis mais pour le coup, je vous déconseille de marcher sur ce parcours car il est assez physique et par temps de chaleur, vous risquez de vous mettre dans le dur. Pas de honte à utiliser une voiturette quand les distances hors trous sont longues et surtout sur un parcours très physique.

The very worst of Gugu

Je ne l’ai joué qu’une seule fois donc pas vraiment de record. Mais je vous l’assure, vous compterez très probablement le nombre de pars sur les doigts d’une seule main.

Les qualités requises pour bien y jouer

  • La longueur est la première qualité requise. Si tu ne l’as pas, pas de problème à condition de maitriser les layup et ses distances au fer.
  • Les warriors de l’attaque risquent d’en être pour leurs frais et pour leurs balles.
  • Les pentes générales des greens seront faciles à lire. Par contre, la bonne gestion de la vitesse sur les putts en descente et latéraux sera absolument nécessaire.

Tarifs

  • Il y a énormément de forfaits et de réductions possibles. Partez cependant sur un tarif de 100€ minimum (sauf membre du European Tour Destination ou Golfy).

A faire / visiter autour

  • Découvrir Gérone ou Barcelone, 2 superbes villes.
  • Si votre budget le permet, loger à l’hôtel Camiral pour profiter d’un superbe hôtel, des magnifiques installations, le top quoi.
  • Sachez que de manière régulière, le PGA Catalunya organise des week-end découvertes  pour ceux qui voudraient acheter un bien immobilier sur place : un aperçu de toutes les activités et hébergements possibles sur le site.
  • Et si cela vous tente, à une bonne heure et demie de route, le Lumine Golf Club vous attend (près de Tarragone). Vous aurez ainsi fait les 2 golfs qui ont accueilli les PQ3 lors des 10 dernières années !

Merci par avance de vos commentaires.

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