12 mois dans une saison mais en 5 mois, les 9 Majeurs de golf auront tous été joués, hommes et femmes confondus. De avril en Californie à août en Angleterre, demoiselles et dames inaugurent et concluent désormais la saison des Grands Chelems. Le AIG Women’s British Open 2019, du 1er au 4 août, qui se déroule au Woburn Golf Club au Nord-Ouest de Londres est une des dernières chances pour européennes et américaines de s’illustrer et marquer des points avant la Solheim Cup mi-septembre.

L’incroyable saison de Jin Young Ko

Avec le déplacement de Evian Championship au mois de juillet, le calendrier féminin a concentré les grands rendez-vous puisque 4 des 5 Majeurs se sont joués cette année en 2 mois (entre début juin et début août). Ce sont même 2 Majeurs en seulement 8 jours puisque dès la conclusion à Evian dimanche (28 juillet), les joueuses ont pris la direction de Londres pour rejoindre Woburn, théâtre du AIG British open 2019.

En France, Jin Young Ko a soulevé son 2e trophée Majeur de la saison. Vainqueur du ANA Inspiration 2019 à Rancho Mirage, elle a récidivé sur le parcours de l’Evian Resort. La nouvelle n°1 mondiale, élue Rookie de l’année en 2018 (!), va tenter de rejoindre Inbee Park (2013), Pat Bradeley (1986), Mickey Wright (1961) et Babe Zaharias (1950) dans la liste des vainqueurs de 3 Majeurs la même année.

En 2019, la Coréenne a joué 15 tournois sur le LPGA. Elle a terminé à chaque fois dans le Top30 au minimum, dont 8 Top5 incluant 3 victoires ! Impressionnante de constance et de régularité, Ko affiche le score moyen le plus bas de la saison avec 69,109 grâce à 78,9% de greens touchés en régulation.

En 2015 alors qu’elle évoluait encore sur son circuit national, Jin Young Ko était leader après 54 trous du British Open et menait toujours le tournoi avec 3 coups d’avance alors qu’il lui restait 8 trous à jouer. Mais à 20 ans, pour sa première apparition en dehors de l’Asie et, qui plus est, son premier tournoi sur un parcours de type links, Ko a commis un bogey puis un double sur le final pour laisser la victoire à sa compatriote Inbee Park.

Elle n’est ensuite revenue au British Open que l’an dernier lors de sa première saison comme membre du LPGA. Arrivée au Royal Lytham & St Annes qui accueillait l’édition 2018 forte d’une 3e place ex-aequo au Scottish Open le week-end précédent, Ko a pourtant manqué le cut de 2 coups à cause d’un mauvais premier tour (76/+4). Cela a été le seul cut loupé de toute sa saison et, à ce jour, c’est aussi la dernière fois qu’elle a raté un week-end sur le LPGA.

Un an plus tard, au moment de rejoindre Inbee Park en tant que triple vainqueur de Majeurs la même saison depuis que cette dernière en comporte 5, Jin Young Ko aura certainement à coeur d’afficher la même réussite en Grand Chelem que son idole Brooks Koepka.

La Solheim Cup en ligne de mire

En 2012, c’était la dernière année où la saison ne comportait que 4 Majeurs. C’était aussi la dernière fois que ni une américaine, ni une européenne n’avait remporté un tournoi du Grand Chelem. Avec les victoires de Jin Young Ko, de Jeong-eun Lee6 à l’US Open et l’Australienne Hannah Green au KPMG PGA Championship, le British Open 2019 représente donc la dernière chance de succès pour une joueuse des USA comme du vieux continent.

Jusqu’à dimanche, Georgia Hall, en tant que tenante du titre, permet à l’Europe de toujours détenir un des 5 trophées. Enfin presque, puisque l’Anglaise s’est fait voler la réplique du trophée en sa possession il y a 2 mois. Toutefois la jeune joueuse de 23 ans n’est pas au mieux en 2019. Hormis, au travers du champ réduit lors du “Tournament of Champions” en début de saison (9e), Hall n’a pas réalisé un seul Top20 cette saison sur le LPGA, manquant 5 cuts sur 13 tournois joués.

Les sujets de sa Majesté, fans de golf, comptent d’abord sur la locale Charley Hull, membre du Woburn Golf & Country Club, ainsi que sur leur nouvel espoir Bronte Law, vainqueur cette année au Pure Silk Championship. A moins que leur compatriote Mel Reid qui a signé sa meilleure performance en Majeur (T3) au dernier KPMG PGA Championship s’illustre à 5 semaines de la Solheim Cup (Gleneagles, Ecosse du 13 au 15 septembre), une compétition qu’elle affectionne particulièrement.

Les (petites) chances européennes reposeront également sur – la toujours placée mais jamais gagnante – Carlota Ciganda, 10e à Evian et T7 de la précédente édition du British Open, voire la suédoise Caroline Hedwall qui semble revenir au premier plan depuis quelques semaines.

Les USA sont quasi logés à la même enseigne, celle de devoir regarder une joueuse asiatique remporter ce British Open 2019. Vainqueurs à 3 reprises (2006, 2013 et 2014) du tournoi depuis 2001 et son statut Majeur, les joueuses de la bannière étoilée ne sont pas forcément à l’aise en terres britanniques, même si le Par72 de 6585 yards du Woburn G&CC est considéré comme un parkland, et non un links.

Lexi Thompson, après son plantage et craquage à Evian, va tenter de glaner un second Majeur depuis le 1er en 2014 (12 Top10 depuis dont 5 podiums). Les soeurs Korda chercheront la consécration ultime qui leur a été régulièrement promise à chaque rendez-vous du Grand Chelem en 2019. La meilleure chance pourrait toutefois être celle d’une “ancienne” avec Stacy Lewis, vainqueur du Majeur en 2013 et 4e à Woburn lors de l’édition 2016. D’autant que cette dernière n’est pour le moment pas parmi les 8 qualifiées automatiques (12e) pour la Solheim Cup.

Les essentiels du British Open 2019

Si c’est la 43e édition du tournoi inauguré en 1976 – remportée par Jenny Lee Smith alors qu’elle possédait encore le statut amateur, la version Majeure fête sa 19e édition. Depuis 2001, les Coréennes ont remporté 6 victoires, les Américaines ont obtenu 3 titres puis viennent Angleterre et Taiwan avec 2 succès.

En 2004, l’Anglaise Karen Stupples a établi le record du tournoi avec un total de 269 (-19) à Sunningdale alors que la Coréenne Jiyai Chin a gagné avec la plus large avance (9 coups) en 2012. A noter que jamais une édition du Majeur n’a eu encore recours au playoff.

Avec une augmentation de près de 40% de la dotation par rapport à 2018, le prize money du British Open 2019 est de 4,5 millions $ dont un chèque de 675.000$ pour la vainqueur.

Le champ de 144 joueuses représentant 26 nationalités comportera 5 Françaises. En plus du trio Céline Boutier / Céline Herbin / Karine Icher, les deux tricolores Valentine Derrey et Agathe Sauzon ont gagné l’une des 11 places en jeu lors de l’épreuve de qualification (lundi 29 juillet).

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