Et si finalement, cette 103e édition de l’Amundi Open de France était une très belle édition.

Le(s) moins !

On commence par le plus dur, le champ… Cela fait près d’un mois qu’on en parle mais à regarder le leaderboard, le champ n’était pas si mauvais que cela, non ? Moins de têtes d’affiche certes, mais finalement, des bons joueurs tout de même qui restent impressionnants à voir jouer.

Allez, c’est tout pour moi, on passe à autre chose 🙂

Les plus !

Et bien, tout le reste pardi 🙂

La Météo

Elle était avec nous pour cette édition. Certes une journée de dimanche un peu plus compliquée, mais du jeudi au samedi, quel régal ! Des légers passages pluvieux et un bon vent (du bonheur pour le breton que je suis) et de superbes rayons de soleils ! bref, top !

Le Public

Certes, moins de monde qu’à la dernière Ryder Cup mais durant le weekend en particulier le samedi, suffisamment de monde pour éviter la sensation de vide. Pour le dimanche, les conditions météos étaient suffisamment moyennes pour que je comprenne la réticence de certains à venir (et puis la SNCF qui s’y est mise aussi avec la grève). Mais pour avoir suivi la partie d’Hébert et de Perez, croyez-moi, il y avait du monde et qu’entre les parapluies, il n’était pas si simple de voir les joueurs.

Evidemment, pour les présents sur site, ce n’était que du bonheur : pour les spectateurs  partisans, les joueurs français ont vraiment fait le boulot et pour les non-partisans, entre les Kaymer, Donaldson, Kitayama ou le 4è tour d’un Noren déchainé, il y avait à voir ! Que du bonheur je trouve.

L’Albatros du Golf National

Au début de l’été ou à la fin, ou encore à l’automne, l’Albatros reste un bijou vanté et apprécié par tous les golfeurs. Saluons le travail de Lucas Pierré, le super intendant, et de ses équipes qui ont mis la même rigueur et le même professionnalisme pour proposer un extraordinaire terrain de jeu, sans tenir compte de la dotation ou des joueurs présents. Chapeau bas !

Le scénario du dimanche

Ce chassé croisé entre Colsaerts, Hansen et Coetzee pendant ce dernier tour nous aura tenu en haleine jusqu’au dernier coup sur le 18 ou presque (jusqu’au 70e coup de Nicolas qui n’avait ensuite plus besoin que de 2 putts pour la victoire alors qu’il était à 5m du trou). De Birdie improbable après avoir joué les pieds dans l’eau en Eagle sur un chip aérien et de doubles arrosés en triple bogey essuie glace sur le green, le finish de l’Albatros a réservé son lot de sensations fortes !

Le Vainqueur

C’est l’émotion de l’intéressé, Nicolas Colsaerts, à travers les images ci-dessous qui raconte le mieux cette belle histoire.

Pour ceux qui en doutaient, le golf, c’est dur. Quand en 7 ans (un peu comme Kaymer ou Donaldson en 5 ans d’ailleurs), tu passes d’une Ryder Cup à un tournoi ou tu dois sauver ta carte, les émotions sont décuplées. Et pour ceux qui auraient oublié, remémorez-vous ce superbe reportage Intérieur Sport ou le plus français des Belges parlait du Waste Management Open à Phoenix.

Les joueurs Français

Côté performance, l’Open est généralement une soupe à la grimace pour nos joueurs cachant toutefois des exploits individuels. Mais cette année:

  • 13 joueurs français sur 19 passent le cut.
  • Le moving-day a été positif pour la majorité d’entre eux.
  • Nos joueurs top classés à la Race ont fait le taf et plutôt bien d’ailleurs.
  • Les amateurs n’ont d’amateurs que le statut, car en dehors de ça, ce sont de supers pros !
  • Et bravo aux autres invités par la fédé : Bourdy, Quesne, Saddier, Lando Casanova et Lacroix !

Je veux faire un focus particulier sur les amateurs car pour avoir pu les suivre et les interroger, la vache, ils m’impressionnent. D’abord par leur recul, ou Jeong-Weon Ko nous avouera qu’il devait changer sa signature pour les autographes au plus vite ! Ou Charles Larcelet qui nous racontera que durant son 2ème tour, il cherchait parfois un peu le très bon coup pour jouer avec le public qui le suivait. Pour qui pratique le golf sait que les performances sont l’accumulation de petits détails qui finissent par faire la différence.

Je ne sais ou en seront ces joueurs dans quelques années (comme Jean Bekirian ou Paul Beauvy), mais voilà, je vous souhaite juste un énorme mer** pour que vous puissiez atteindre vos rêves !

Et pour l’Open de France 2020 ?

Vous en avez entendu parler durant toute la semaine, l’éventuelle délocalisation de l’Open de France pour cette édtion 2020. Je dispose d’une information cruciale… on finira par savoir  ! 🙂 L’autre bonne nouvelle, c’est qu’on a besoin d’attendre 9 mois maximum (la 104e édition revient en juillet du 2 au 5) pour le savoir. Donc, patience et dès que des éléments seront officialisés, nous nous ferons un plaisir de vous tenir au courant.

Pour les semaines à venir sur le Tour Européen

Pour nos 3 têtes d’affiche lors de cet Open de France, ce tournoi a été positif. Benjamin Hébert reste 17è, Victor Pérez en devenant 19è progresse d’un rang et 3 rangs gagnés par Romain Langasque en passant 22è. Seul Mike Lorenzo-Vera perd un rang pour passer 28è en raison de sa non-participation et la performance de Luiten.

Ces 4 là vont donc jouer le WGC HSBC Champion en Chine la semaine prochaine (31 octobre 3 novembre), un tournoi sans cut. Du jamais vu pour les Français ! De gros points mondiaux et pour la Race seront distribués. Toujours pour ces 4 là, la participation à la totalité des Rolex Final Series est garantie. L’objectif pour la fin de saison :

  • Qualification pour The Open si top30 de la Race au terme du DP World à Dubaï
  • Qualification pour WGC Mexico si top20 de la Race au terme du DP World DubaÏ.

Pour Victor Dubuisson, Alexandre Levy et Matthieu Pavon, 2 choix différents. Victor ne jouera pas au Portugal, dernier tournoi de la saison pour ceux qui ne joueront ni le WGC ni les Rolex Final Series.

Alex et Matthieu ont, eux, fait le choix de joueur ce tournoi alors que leur carte pour 2020 est déjà acquise. Le top 117 de la Race to Dubaï conserverait sa carte selon les dernières informations du Tour Européen. Pour ces 2 joueurs, l’enjeu est donc de rentrer dans le Top70 pour jouer (au moins) le Turkish Open avec une 2e place seule au moins au Portugal.

Pour Clément Sordet qui n’a malheureusement pas passé le cut lors de l’Amundi Open de France, actuellement 113è, il a son destin en main à condition de passer le cut au Portugal. Un Top 20 lui garantirait sa carte, dans les autres cas, il sera dépendant de ses concurrents directs (Porteous, Lemke, Fisher O., Slattery, Singh Brar, Dunne, Wang, Leon, Walters, De Jaeger, Schmitt, Fernandez-Castano ou encore Ritthammer – pour ne pas tous les citer).

Pour Romain Wattel, Adrien Saddier ou Raphael Jacquelin, seule une 2è place seule ( ou évidemment une victoire) au Portugal pourrait leur assurer une carte en 2020. Jacquelin possède une 2è option s’il reste dans le top40 de la Money List en carrière au terme de la saison, ce qui n’est pas encore certain.

Pour les semaines à venir sur le Challenge Tour

Il reste 2 tournois à champ réduit. Cette semaine, le 1er en Chine (ou une cinquantaine de joueurs du CT participe) et le tournoi final à Majorque – début Novembre – sera limité aux 45 meilleurs joueurs du ranking.  Pour rappel, les 15 meilleurs du classement au terme de la saison iront sur le Tour Européen avec une catégorie qui n’est pas géniale pour les gros tournois et les 45 meilleurs conserveront leur carte sur le Challenge Tour.

Robin Roussel et Antoine Rozner seront sur le Tour Européen en 2020. Actuellement 2è et 3è, ils doivent toutefois faire attention à leur classement car c’est ce classement qui sera utilisé pour l’entry list de chaque tournoi.

Pour Grégory Havret, la chose est entendue, il est certain de finir dans le top45. Pour espérer atteindre le top15,  il lui faudra un top5 au minimum (sans compter les performances de ses adversaires).

Pour Mathieu Fenasse, le top45 est quasi garanti aussi et le top15 est à portée via une 3è place lors du tournoi en Chine.

Pour les autres français, c’est beaucoup plus difficile à prédire. Robin Sciot-Siegrist, Damien Perrier et Ugo Coussaud respectivement 37è, 38è et 42è sont pour l’instant dans les clous mais la situation peut vite évoluer. Bref, passer le cut en Chine et marquer des points précieux leur permettront de conserver leur carte sur le Challenge Tour.

Pour les autres

Ce n’est pas le passage le plus rigolo dans la vie d’un golfeur, mais il faudra passer par les PQ, les célèbres Qualifications Schools . En gros, devront se présenter aux PQ2 tous les joueurs du CT ne finissant pas dans le top45 ainsi que tous les joueurs qui ne finiront pas dans le top150 du Tour Européen et ceux qui se sont qualifiés via les PQ1 (Lionel Weber, Jeong-Weon Ko, Jean Baptiste Gonnet et Matthieu Decottignies-Lafon par ex).

Bon courage à vous tous !

 

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