mardi 7 décembre 2021

Chronique de Confinement – WGC Match Play – Day 1

Par Julien, contributeur externe

Dans la série « la communauté a du talent », le blog LPBB est fier et heureux d’ouvrir ses pages aux contributeurs d’un jour ou plusieurs. Faites comme Julien et envoyez-nous vos textes courts, longs, drôles, instructifs, d’opinions… Bref, personnels autour de votre passion pour le golf. Merci
Qui est Julien ?
Pyrénéen à l’index douteux. Amoureux du swing d’Adam Scott, des casquettes de DeChambeau et des joueurs qui replacent leurs divots et ceux des autres. Technocrate de l’étiquette.
Julien (@adopteundivot sur Twitter) faisait partie des spécialistes de canapé pour The Players 2020 avant que la crise sanitaire n’arrête le tournoi. Il a décidé de prolonger ses aventures sur LPBB avec un débrief très personnel du WGC Match Play qui devait avoir lieu cette semaine.

Avant-propos

Golfeuses, golfeurs, amoureux de la petite balle blanche et de ce qui l’entoure (sauf ronces et autres végétaux embarassants),

Comme le premier #CaféLPBB l’a superbement suggéré il y a quelques heures, ce n’est pas parce que les cartes de scores restent vierges que les pages de nos blogs doivent l’être également. Alors, en acceptant de vous aventurer dans la lecture qui vous est proposée, vous acceptez :

  • De considérer que les pangolins font partie d’une famille de mammifères pholidotes, vivant principalement en Asie (…), dont l’extinction a été avérée quelques jours avant la victoire de Tommy Fleetwood au Players Championship 2020.
  • Que, par conséquent, la pandémie liée au coronavirus n’a jamais eu lieu.
  • Que les commentaires de Paul Azinger sont dès lors considérés comme nuls et non avenus. Et que ça fait plaisir.

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Azinger: “J’ai quand même un flair incroyable, non?”

Certes, on se régale devant les rediffusions de quelques-uns des évènements les plus marquants des dernières décennies golfiques. On se met à revivre les émotions passées de Ryder enflammées, la quatre-vingt-deuxième de Tiger, l’année 2015 de Jordan Spieth, le Masters 2004 (!)… Le tout grâce à Thierry David et ses équipes, lui qu’on félicite pour son CDI nouvellement signé chez Télé Z.

On passe aussi son temps sur YouTube à la recherche de quelques tournois plus anciens, de best-of de Phil Mickelson sortant des buissons avec le driver ou de compilations de joueurs manifestement alcoolisés transformant leur voiturette golfique en objet d’art contemporain après une tentative foirée de traversée de bunker pied au plancher.

En tout état de cause, on se remémore l’histoire, mais elle ne s’écrit plus.

Elle ne s’écrit plus, à ceci près que les organisateurs du WGC Dell Match Play Championship vont simuler le tournoi “tel” qu’il “aurait pu se passer” et cessons d’utiliser des “guillemets”, cet effet stylistique trop souvent galvaudé.

Alors à ce compte-là, pourquoi ne pas le commenter.

Poules – Tirage au sort

Rappel pour les non-initiés, ou les non-détenteurs de la médaille Fields, ou les deux : les 64 du classement mondial OWGR présents, quatre pots de joueurs, un du 1er au 16e, un autre du 17e au 32e, un troisième du 33e au 48e et un dernier du 49e au 64e mondial. On secoue. On prend un doliprane. On pioche un joueur dans chaque pot, et on constitue donc 16 groupes.

Chaque joueur joue 3 matchs, contre les adversaires de son groupe. Sauf Patrick Reed, qui lui joue contre le monde entier. Celui qui sort en tête de sa poule est qualifié pour les huitièmes de finale, et avancement classique jusqu’à la finale, qui se jouait en 36 trous jusqu’en 2011. Puis les autorités se sont rendues compte que la blague avait assez duré.

Pêle-mêle, remarquons:

  • Qu’il va falloir expliquer à messieurs Molinari et Fleetwood que si leurs noms sont associés, c’est pour jouer l’un CONTRE l’autre.
  • Qu’il va falloir expliquer à messieurs An et Behuidz (…) Beduihne (…) – appellons-le Christian, qu’ils n’auront pas à jouer contre la paire précitée.
  • Qu’on peut appeler Christian par son prénom, parce qu’il est le seul à le porter. Ce qui n’est pas le cas de Patrick Reed, puisque Patrick Cantlay. Et même parce que Matthew Fitzpatrick. Mais pas sûr qu’il compte celui-là…
  • Qu’il est autorisé d’avoir un faible pour le groupe Thomas, Casey, Hovland & Van Rooyen.
  • Qu’il est obligatoire d’avoir un faible pour Adam Scott, tout court.
  • Qu’il y a quand même un bon paquet d’australiens dans le top 64 mondial.
  • Qu’Eddie Pepperell sait qu’il est plus difficile de se faire éliminer sur non-respect des règles en match-play. Que par conséquent il a magnifiquement manœuvré pour être premier joueur non-qualifié, 65e mondial.
  • Enfin, n’y voyez aucune malice mais si ce tirage au sort avait eu lieu pour de vrai, on aurait vécu des moments incroyables avec Victor Perez dans la poule de Na, Mickelson et Woods. Na et Woods qui pourront courir derrière leur balle d’ailleurs…

Round 1 – Shots Fired

Dans le Groupe 1, McIlroy allume Kang 7&6 avec un niveau de putting retrouvé puisqu’il se balade sur les greens avec son 56° en main. Aucun putt de manqué mais quelques divots sur les greens…

JT sort vainqueur de son duel avec Hovland. Le norvégien manque un putt de 80cm pour partager la partie sur le 18 à cause d’un des divots de McIlroy.

20 majeurs sur la table (sans compter le Players, mais c’est un autre débat, bien que ça en soit un à bien des égards même si les…). Phil et Tiger pourraient jouer avec des balais-brosses qu’ils emmèneraient toujours des gamins essayer des clubs de golf au Decathlon du coin. Avant de se faire violemment réprimander par un vigile aux bras au moins aussi imposants que ceux de DeChambeau, inconscients du prix de ce tout nouveau driver au demeurant beaucoup trop grand pour eux. Tiger l’emporte, pour les audiences.

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Watson l’emporte sur Rose dans le Groupe 14, mais continue d’utiliser des balles colorées. Ce qui est un motif suffisant pour ne pas commenter ses performances sur petiteballeBLANCHE.com. Sans déconner, on croirait moi, après un drive égaré sur le parking du lycée jouxtant l’obstacle d’eau du trou n°9 et n’ayant plus qu’une Inesis jaune n°4 au fond du sac…

Ne faudrait pas que ça passe pour du harcèlement, mais lui, au moins, il a des balles. Hein?! Eddie Pepperell…

Bryson bat Poulter. Pour une fois, le courrier arrivera en retard…

Victor Perez entame son WGC par une défaite face à Kevin Na, Mickelson et Woods à jouer en deux jours, “quand l’histoire ne peut-être que belle”.

Les (faux) résultats complets: https://www.pgatour.com/news/2020/03/25/mythical-dell-technologies-match-play-championship-round-1-results.html

Round 2 prévu demain. Si le pangolin ne réapparait pas…

Julien
Béarnais reclu, installé dans un fond de vallée pyrénéenne, a longtemps simulé son swing avec un manche de balai brosse. Passe son temps à faire le policier dans son lycée et sur les fairways, traquant les chewing-gum collés sous les tables et les joueurs ne replaçant pas leurs divots.

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