dimanche 31 mai 2020

PGA Championship 2019 : Tiger, Bethpage et autres histoires

Ce qu'il faut savoir de la 101e édition du PGA Championship

Avec sa 101e édition du 16 au 19 mai 2019, le PGA Championship entre numériquement dans un nouveau siècle et peut-être sportivement dans une nouvelle ère. Jamais ce Majeur n’a semblé aussi excitant que cette édition 2019. Entre Tiger Woods, à nouveau rugissant, un Top100 mondial quasi au complet et un parcours réputé difficile, le PGA Championship 2019 s’annonce spectaculaire.

Nouvelle date, nouvelle perspective

En passant de Août à Mai, le PGA Championship est donc désormais le second majeur de l’année, une place dans le calendrier qui pourrait le faire aussi remonter au baromètre de l’intérêt des (télé)spectateurs, tout au moins pour cette année.

Déjà, le tournoi n’apparaît plus comme coincé entre The Open et les playoffs de la Fedex Cup, juste dans la foulée d’un WGC et à un moment de la saison où les meilleurs donnaient l’impression d’avoir le besoin de souffler et récupérer des mois précédents. Le palmarès nous offrant en conséquence, avec tout le respect qui leur est dû, quelques seconds couteaux, vainqueurs de leur seul Majeur : Elkington (1995), Beem (2002), Micheel (2003), Yong-eu (2009) ou encore Bradley (2011) et Walker (2016) pour ne citer qu’eux.

Le calendrier nous propose désormais un Majeur tous les mois entre Avril et Juillet avec The Open en apothéose : quoi de plus beau que remporter le premier Grand Chelem de l’histoire en soulevant la Claret Jug ? 😉 Seul bémol, il nous faudra patienter 1 mois de plus avant de retrouver Augusta…

Et la lumière est venue de Tiger Woods !

Ce changement est quasi marqué du sceau des Dieux du Golf avec la victoire d’un Tiger Woods à Augusta en Avril. Woods qui n’a plus joué en compétition depuis qu’il a endossé sa 4e veste verte et qui fera donc son retour à Bethpage State Park, théâtre de sa victoire en 2002 à l’US Open. Tiger avait gagné avec un score de -3, seul joueur sous le Par, avec 3 coups sur Mickelson. Cette semaine, le 16e titre du Grand Chelem pour Woods n’a plus rien d’irréel pour les fans, et pour les joueurs non plus d’ailleurs.

Dans le même temps, alors qu’il n’avait pas encore renoué avec le succès, on rappelle que lors de la précédente édition de ce PGA Championship, à Bellerive, Tiger avait terminé seul second, à 2 coups de Brooks Koepka. En conclusion de la semaine, Woods s’est offert un 64, sa meilleure carte dans un dernier tour en Majeur de toute sa carrière.

Bethpage Black… ou seulement gris foncé ?

Caméras, projecteurs et yeux par millions seront ainsi braqués sur le Par70 du Black Course à Farmingdale dans la banlieue de New York. Un parcours présenté comme un monstre avec ses 7.459 yards et la météo fraîche et humide de l’état de New York au mois de Mai (même si la tendance est à l’amélioration pour la fin de semaine).

Un Par70 qui a donc accueilli l’US Open 2002 et l’édition 2009 où cette fois seulement 5 joueurs avaient terminé sous le Par dont Lucas Glover à -4, vainqueur de l’épreuve. Le Black Course est parmi les plus durs à jouer selon Bubba Watson et dont la seule faiblesse est son dernier trou pour Henrik Stenson (Le 18 est un ‘petit’ Par4 de 411 yards dont les tees pourraient être avancés pour permettre de toucher le green en 1).

Ce parcours a également accueilli 2 fois The Barclays lors des playoffs de la FedEx Cup avec des scores de -10 (Nick Watney en 2012) et -9 (Patrick Reed en 2016). Si la différence semble notable, c’est d’abord parce que la préparation n’était pas l’oeuvre de l’USGA en mode US Open puis parce que le Par total était de 71, soit 4 coups de plus sur 4 tours.

Toutefois, en ramenant le score des vainqueurs au nombre de coups joués, on obtient 274 en 2012, 275 en 2016, 276 en 2009 et 277 en 2002. La vision par rapport au Par est trompeuse puisque Woods en 2002 (-3 total) n’a joué, en fait, que 3 coups de plus que Watney en 2012 (-10 total). Le score de Tiger cette année lors de sa victoire à Augusta ? 275. La difficulté est donc à mettre en perspective. 😉

Le gratin des professionnels

Le PGA Championship est le seul des 4 Majeurs à n’accueillir aucun amateur. En revanche, des qualifications permettent aux professionnels de clubs membres de la PGA des USA de décrocher un ticket pour participer au tournoi. Cette année, ils seront au nombre de 20.

Avec un champ qui propose les 100 premiers mondiaux, excepté Justin Thomas qui a déclaré forfait pour blessure, la liste des favoris est bientôt aussi longue que le parcours. Certains miseront sur la passe de 4 de Koepka en Grand Chelem, d’autres préféreront opter pour le -seulement- second Majeur du numéro 1 mondial, Dustin Johnson, ou encore la fin de la période de disette de McIlroy qui n’a plus remporté depuis le PGA Championship 2014.

Que vous soyez pro européens avec Rose, Molinari, Rahm ou Fleetwood, plutôt bannière étoilée avec Finau, Fowler ou Schauffele, ou que votre préférence aille aux internationaux comme Day, Matsuyama ou Scott, il n’y a pas de mauvais choix en amont de ce PGA Championship 2019. Les plus audacieux pourront même parier sur le grand chelem de carrière de Spieth, qui deviendrait ainsi le 6e joueur de l’histoire à remporter les 4 épreuves alors que l’américain n’a que 25 ans.

Côté tricolore, Mike Lorenzo-Vera sera le seul représentant. Le Français jouera le 3e majeur de sa carrière après The Open en 2017 et le PGA Championship 2018.
MLV jouera les 2 premiers tours en compagnie du Sud-Africain Justin Harding (42e mondial) et de l’Américain Richy Werenski (206e mondial) :

  • Jeudi à 7h29 locales du trou 1
  • Vendredi à 12h54 du trou 10

Les chiffres du PGA Championship 2019

  • 101e édition du 16 au 19 mai 2019
  • Prize Money non connu (11 M$ en 2018 dont 1,98 M$ au vainqueur)
  • Heure locale Farmingdale : -6h par rapport à la France
  • Jeudi et vendredi : premiers départs à 6h45 et derniers départs à 14h22
    • Fowler, Watson, Rose (8h02 et 13h27)
    • Koepka, Molinari, Woods (8h24 et 13h49)
    • Rahm, Johnson, Spieth (13h16 et 7h51)
    • McIlroy, Mickelson, Day (13h38 et 8h13)
    • Tous les tee-times des 2 premiers tours
  • Horaires Golf+ sur notre page habituelle

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Lionel
Installé à Stockholm depuis 2015, Lionel est spécialiste en Marketing digital. Il a le style vestimentaire de Henrik mais plutôt le swing de Marcel. Il s'éclate toutefois depuis 2012 avec La Petite Balle Blanche, car il n'y a vraiment que sur son blog qu'il arrive à jouer en régulation ! Spécialités : golf féminin, archives et records du golf, rédac´chef

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