Une semaine plus tard, on fait le point sur ce qui s’est dit dans les coulisses après les événements du Golf National. Le triomphe de l’Europe a laissé des traces côté américain…

Hatton et Fleetwood surfent sur la vague

Les deux uniques héros européens inscrits au Dunhill Links Championship ont brillé. Tyrrell Hatton a frôlé le triplé (vainqueur du tournoi en 2016 et 2017), Tommy Fleetwood a terminé comme son compatriote au 2e rang et s’est rapproché de son ami Francesco Molinari au sommet de la Race to Dubaï. Interrogé en début de semaine, Hatton a pourtant avoué avec humour que les effluves de la célébration de la victoire en France n’étaient pas complètement dissipées. « C’est signe d’une fête réussie quand vous vous réveillez près des toilettes… » Ça lui a peut-être coûté la victoire sur les 9 derniers trous, mais chapeau quand même…

Mickelson ridicule

Devinette : qui a dit le mardi de la Ryder Cup « ce parcours est incroyable, c’est un formidable test de golf, parfaitement préparé et dans un état absolument immaculé » ? Le même qui a déclaré quatre jours après la défaite des USA, « les fairways n’étaient pas assez larges, c’est une perte de temps pour moi de jouer sur des parcours comme ça, où je ne peux pas jouer mon jeu agressif et faire des birdies« . On parle bien sûr de Phil Mickelson qui n’en est pas à sa première déclaration controversée en Ryder Cup. Il y a quatre ans, il avait chargé en direct live son capitaine Tom Watson devant la presse du monde entier, médusée. On n’oublie pas non plus que « Lefty » avait taclé Justin Rose quand ce dernier s’était plaint de la préparation trop facile à Hazeltine il y a deux ans. « Nous, les Américains, sommes meilleurs sur les greens, donc nous avons exploité cette force en préparant le parcours de la sorte car c’est l’avantage de jouer à domicile. Ils (les européens) doivent faire avec, c’est tout. » Bizarrement quand deux ans plus tard les Européens font la même chose, ça ne convient pas à Mickelson. Quand on pense qu’il a reçu une wild-card pour jouer cette « Ryder »… Kevin Kisner, Matt Kuchar ou Xander Schauffele ont dû apprécier !

Reed, la fracture

Après les tweets de sa femme qui s’offusquait que son mari n’ait pas été consulté pour la composition des doubles, Patrick Reed en a remis une couche dans une interview, en expliquant en substance que Jordan Spieth ne l’aimait pas et qu’il avait souhaité briser leur duo pour jouer avec son copain Justin Thomas. Reed prétend qu’il n’avait pas été consulté pour jouer avec Tiger Woods. Ce que Jim Furyk a réfuté, assurant que le vainqueur du Masters 2018 « savait deux semaines avant qu’il serait vraisemblablement associé au Tigre« . On est à peu près sûr d’une chose, Reed, déjà très en marge de l’équipe US, ne pourra pas compter sur une wild-card pour rejouer la Ryder Cup…

Garcia chambre Faldo

Alors que son invitation avait été critiquée par beaucoup, Sergio Garcia a montré au monde entier que Thomas Bjørn avait eu raison de lui donner une wild-card. Avec trois points (sur quatre possibles) apportés à l’Europe, il a battu le record de Nick Faldo et est devenu le joueur ayant conquis le plus de points en Ryder Cup. (25,5 pour l’Espagnol, 25 pour l’Anglais). Le commentaire de Sergio ? « Cela signifie beaucoup pour moi d’avoir dépassé mes idoles… et Nick Faldo. » On se souvient qu’en 2008, le capitanat de « Sir Nick » à Valhalla avait été catastrophique et que lors de la Ryder Cup 2014, Faldo avait critiqué à la télévision la performance de l’époque de Sergio, le décrivant comme « useless » (inutile). La petite réplique de Garcia n’en est que plus savoureuse…

Dustin et Brooks, le vrai du faux ?

Il y a donc bien eu un petit accrochage personnel entre Dustin Johnson et Brooks Koepka. Même si ce dernier l’a nié, le capitaine Furyk l’a reconnu à demi-mots dans une interview à Golf Channel. On se moque des raisons, on ne peut que s’interroger sur les conséquences de l’incident, qui aurait eu lieu d’abord dans l’avion de l’aller de l’équipe américaine, puis lors du dîner de gala, dans la salle de réception de l’équipe européenne. Sans doute l’ambiance chez les joueurs de l’Oncle Sam a été un peu affectée par ça. Initialement prévu vendredi, le duo des « deux meilleurs amis » n’a finalement joué qu’un seul double, le foursome du samedi. Défaite face à Rose et Stenson 2&1. En regardant les images, on a cherché des encouragements de DJ envers Brooks, ou le contraire. Rien à l’image pendant presque 4 heures…

Moliwood, retrouvailles attendues

Evidemment les organisateurs du British Masters n’ont pas fait de faute. Cette semaine, Francesco Molinari et Tommy Fleetwood vont se retrouver à Walton Heath, dix jours après leur sans-faute à Paris (quatre doubles, quatre victoires). Et évidemment, ils joueront ensemble les deux premiers tours, avec un autre héros bleu et jaune, Thorbjörn Olesen. « Plus d’une semaine sans lui, j’étais anxieux, déprimé« , s’est amusé l’Anglais, faisant allusion à une vidéo qui a eu son petit succès sur les réseaux sociaux…

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