On poursuit notre bilan des joueurs, joueuses et moments marquants de l’année 2018 en reprenant notre alphabet. Place à D, E, F et G pour aujourd’hui.


–> LIRE LA PARTIE 1 : De A à C

–> LIRE LA PARTIE 3 : De H à L


D comme DeChambeau 

Faisant figure de joueur “hors normes” par son approche singulière du golf, Bryson DeChambeau a fait taire les plus sceptiques sur son swing, plus scientifique que technique. Avec ses fers de la même longueur dont toutes les têtes sont de poids identique, le californien a frappé fort en 2018 avec 4 victoires en 5 mois et désormais une place de n°5 mondial.

Sur les terres de Jack Nicklaus, du côté de Dublin dans l’Ohio (USA), en  juin, il remportait son second titre sur le PGA après le John Deere Classic en 2017. Lors des tournois playoffs de la FedEx Cup, il gagnait les 2 premiers rendez-vous avec un total cumulé de 34 coups sous le Par lui valant une place – comme choix du capitaine – parmi l’équipe américaine de Ryder Cup.

J’adore essayer d’être le meilleur partout et dans tout ce que je fais

Bryson DeChambeau

Mais voilà, quand on est un joueur à part, il est sans doute un peu plus difficile de s’intégrer dans une équipe. Au Golf National, DeChambeau brille par son absence lors des matches de double où il est associé à Mickelson puis Woods en Foursomes : défaite 5&4 à chaque fois. Il retrouve son jeu, en simple, lors du dernier match de la compétition face à Alex Noren. La victoire de l’Europe est déjà scellée depuis plusieurs minutes lorsque l’américain dépose au drapeau une merveille de coup de fer depuis le fairway du 18. Birdie donné pour ce qui aurait dû permettre à DeChambeau de partager son match et marquer ainsi son seul 1/2 point en 3 jours. Mais Noren en décidait autrement avec une magnifique ficelle.

Revenu Outre-Atlantique, il n’aura fallu qu’un mois pour renouer avec la victoire et gagner un 5e titre sur le PGA Tour en seulement 73 tournois joués depuis son passage professionnel après le Masters 2016. Seuls Dustin Johnson (10 victoires) et Justin Thomas (8) ont fait mieux sur cette période. Clairement, DeChambeau, c’est fou !

E comme Essoufflement

Qui s’essouffle ? Keith Pelley et l’European Tour assurément. Depuis son arrivée en 2015, le patron du circuit européen, à coup de tournois innovants et de Rolex Series, redoublait d’efforts pour séduire le plus grand nombre et éviter le départ des meilleurs des meilleurs chez le concurrent américain. Mais 3 ans plus tard, force est de constater que la mayonnaise n’a pas vraiment pris.

Les Rolex Series n’ont pas forcément fait le plein de stars comme espéré (Justin Rose ne jouait même pas la finale de Dubaï), le calendrier de la saison 2019 est organisé tant bien que mal en fonction de celui du PGA Tour et, pour enfoncer le clou, Rory McIlroy annonce qu’il veut jouer avec les meilleurs, et que ces derniers jouent tous “là-bas”. 

Du coup, Pelley change son fusil d’épaule. A défaut de ne pouvoir rivaliser avec le PGA comme annoncé après sa nomination, il évoque désormais l’idée de créer un “World Tour” en commun avec son homologue américain. Hélas pour lui, ce dessein est bien loin de plaire aux joueurs qui sillonnent sur le circuit actuel et à leur représentant au comité, Thomas Bjørn.

Et sinon, Keith, le nouveau site web, il en est où ? 😉

F comme Francesco

Frankie n’a pas eu besoin d’aller à Hollywood (vous l’avez ?!) pour devenir la star européenne de 2018. Auréolé de 3 victoires individuelles  et d’un sans faute en Ryder Cup, l’Italien a réalisé une année de rêve qui s’est soldé logiquement par le titre suprême de la Race To Dubaï.

Lorsqu’il se présentait au départ du BMW PGA Championship fin Mai, il restait sur un cut manqué quelques jours plus tôt au Players. Pour son 1er tournoi en Europe depuis l’Open d’Italie en Octobre 2017, le cadet des Molinari prenait le dessus sur McIlroy et remportait un 5e titre sur le circuit européen – égalant son compatriote Costantino Rocca au nombre de victoires par un joueur italien. Il manquait d’un cheveu le doublé la semaine suivante à domicile lors de l’Italian Open (Second à 1 coup de Olesen).

En juin, il ne jouait que l’US Open (T25). Bien lui en a pris puisqu’il réalisait un mois de juillet de feu. Premier titre sur le PGA Tour de sa carrière au Quicken Loans National suivi d’une 2e place ex-aequo au John Deere Classic avant le sacre à Carnoustie (The Open) dans une dernière partie sans faute en compagnie de Tiger Woods. Il est devenu ainsi le premier Italien vainqueur d’un Majeur.

T6 lors du PGA Championship, dernier Majeur de l’année, il jouait les playoffs de la FedEx Cup, dont T8 au BMW Championship, et terminait 17e au général de la FedEx Cup.

Quelques jours plus tard, Francesco triomphait sur le Golf National avec ses 11 coéquipiers en étant un maillon essentiel de la victoire sur les américains. Avec 5 points en 5 matches joués, il réussissait ce qu’aucun européen n’avait fait avant lui dans l’histoire de la Ryder Cup : jouer et gagner ses 5 matches.

Vainqueur de la Race to Dubai 2018, il conclut sa saison exceptionnelle par le titre de “Golfeur de l’année sur l’European Tour”

G comme Gamelle ou Gâchis ou Gag, …

On ne sait pas toujours s’il faut en rire ou en pleurer mais 2018 nous a réservé son lot de moments épiques. Une petite sélection que l’on vous propose de revivre en vidéos ! 🙂

Tony Finau signe un trou en un lors du concours de Par3 et se disloque la cheville !

Sergio Garcia signe 13 sur le Par5 du trou 15 – Masters 2018

Phil Mickelson joue au hockey sur le green du 13 de l’US Open !

A suivre…

Répondre

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.