Dans la troisième et dernière partie de cette chronique pour améliorer sa carte de score, nous allons nous intéresser à la stratégie sur le parcours. Si les professionnels gagnent des tournois en faisant des très bons scores, les amateurs (et ce jusqu’à un excellent niveau, soit +/- scratch) gagnent ou font de bonnes parties en évitant les erreurs, ou en minimisant les conséquences de leurs erreurs. 

Cette constatation inverse mentalement le rapport au risque !

Donc n’essayez pas de faire le coup parfait, mais risqué. En cas de réussite, vous ne gagnerez pas forcément un coup, par contre en cas d’échec vous aurez probablement perdu un ou plusieurs coups. La prise de risque est rarement payante au golf.

Jouer « safe »

Dans la stratégie de jeu, évitez les dangers. C’est idiot comme conseil, mais au lieu d’essayer de rapprocher toujours du drapeau, il vaut mieux parfois jouer « safe » vers l’opposé ou le milieu du green, pour ne pas mettre en jeu un bunker.
Le danger est dernière le green ? Jouez un club qui ne vous permet pas d’être long, et vice-versa !

Le syndrome du « je l’ai déjà fait »

L’un des dangers du golfeur du dimanche est le syndrome du « je l’ai déjà fait ». Mais si rappelle-toi Michel, la semaine dernière je suis passé au-dessus des bunkers au départ, je ne comprends pas pourquoi je suis dedans aujourd’hui, normalement je passe !!
Oui on a tous déjà réalisé de superbes coups… la différence entre la télé et nous (le commun de mortels) est notre incapacité à reproduire ce coup régulièrement. Donc ce n’est pas parce que l’on a réussi une fois que l’on sait faire.

Ne tentez pas le diable ! Vous n’êtes pas Mickelson ou Woods, faites un coup de plus (et peut-être une approche-putt, qui sait ?) plutôt que de tenter un coup difficile (oui un lob-shot de 4m au-dessus d’un bunker pour jouer le drapeau est souvent plus risqué qu’un chipp au bord de ce même bunker qui ne vous mettra qu’à 5 m du trou…). Vous ne ferez pas souvent chip-putt, mais rarement 2 chips + 2 putts.

Le lay-up est votre ami

Il y a de l’eau avant un green, vous ne pouvez jouer le green qu’en faisant un bon coup de fer 4 ? Faites un lay-up et mettez-vous à une distance confortable du trou, sans mettre l’eau en jeu. Mieux vaut assurer une approche à 75 m + 2 putts…
Les arbres sont constitués à 90% de vide entre les branches…. Mais arrêtent ou dévient 90% des balles. Ne cherchez jamais à passer dans un arbre, vos chances de réussite sont très faibles.



Jouez avec vos défauts

L’idéal est de toujours jouer droit, mais il s’agit d’une illusion. Les meilleurs joueurs du monde savent faire toutes les trajectoires, mais s’appuient toujours sur un sens de jeu, qui permet d’optimiser le résultat, ou en cas d’erreur de la minimiser. Ils cherchent toujours sur les grands coups à imprimer une petite trajectoire droite-gauche (draw pour les droitiers) ou gauche-droite (fade).

Ainsi, si vous avez tendance a slicer ou à faire du fade, ne visez pas le milieu du fairway ! Cherchez à mettre votre balle dans le rough de gauche ou sur la partie gauche du fairway. Cette compensation n’est pas si simple, vous devez vraiment essayer d’envoyer la balle à gauche, vers un « obstacle ». Avec votre « effet naturel » vous vous retrouverez sur la partie droite du fairway ou dans le petit rough à droite… Et pas dans les grandes herbes ou dans la forêt !

Savoir se reprendre

Il nous est déjà tous arrivé de savoir qu’on aller manquer ce petit putt, ou envoyer la balle à droite vers le hors limite en se mettant à l’adresse. A l’inverse, on a parfois (trop rarement à mon goût 🙂 ) la certitude qu’on allait rentrer ce putt de 5 mètres…

Il faut écouter ses sensations, celle-ci sont souvent bonnes. Ainsi votre cerveau, de façon inconsciente, vous signale que votre grip, votre alignement, votre posture, etc. ne vous permettront pas d’envoyer la balle dans la direction que vous souhaitez. Écoutez-vous.

Il est important de sortir de sa routine, recommencer à zéro, effacer cette impression avant de jouer. Les professionnels que nous admirons le font tous les jours. Ils sont prêts à jouer et puis recommencent toute leur routine. Il faut être persuadé que ce que l’on fait est bon. Si vous êtes sur de louper un coup, ne le faites pas, vous allez le louper ! 😉

Voilà, j’espère vous avoir donné quelques clés pour appréhender au mieux vos parties et n’hésitez pas à commenter d’ailleurs. Personnellement, je n’ai plus le temps de jouer beaucoup mais ces quelques astuces lors des rares parties par an que je peux jouer me permettent de sauver des cartes mal embarquées. Cel m’évite aussi râler durant toute une partie alors que je suis là pour m’amuser. J’arrive ainsi à faire de meilleurs scores, en jouant paradoxalement moins bien, et en prenant plus de plaisir. L’essentiel est là, non ?

Bon golf à tous !



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Maxime
Maxime, Normand, joueur depuis plus de 20 ans, stagne entre 4 et 6 d'index depuis 15 ans. N'a plus beaucoup de temps pour jouer à cause de son métier de chirurgien (10-15 parcours par an), mais s’entraîne régulièrement pour maintenir le niveau de jeu (practice toutes les semaines de février à octobre + renforcement musculaire). Passionné dans ses plus jeunes années, il sait prendre plus de recul maintenant pour continuer a jouer, en prenant plus de plaisir, même si les performances sont plus rares.

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