Combien de fois ressortez d’un parcours en pensant aux petites erreurs commises ? Les “si j’avais…” et les “j’aurais dû” sont légion dans le quotidien des amateurs. Dans cette chronique, nous passons en revue les détails et les petites astuces qui peuvent vous faire gagner des points précieux. Après notre premier épisode sur la préparation avant d’arriver sur le golf, on s’intéresse ici à l’approche mentale au cours de votre partie. 



Soyez indulgent avec vous-même !

Même les meilleurs joueurs du monde ratent des coups, grattent des chips et loupent des putts de moins de 1 m.

Par exemple voici les statistiques de putting du PGA tour en 2016, utilisé pour le fameux « stroke-gain » système (Source PGA Tour):

Distance 1 putt % 2-putt % >2-putt % Score moyen
Pieds Mètres
1’ 30 cm 100 % 0 % 0 % 1,001
3’ 91 cm 96 % 4 % 0 % 1,046
5’ 1,52 m 76 % 24 % 0 % 1,245
7’ 2,13 m 56 % 43 % 0 % 1,440
10’ 3,05 m 38 % 61 % 1 % 1,625
12’ 3,66 m 31 % 68 % 1 % 1,701
15’ 4,57 m 23 % 76 % 1 % 1,784
20’ 6,10 m 15 % 83 % 2 % 1,874

 

Que nous enseigne ce tableau ?

Même si les joueurs du PGA tour sont les meilleurs au monde, qu’ils s’entrainent entre 1 et 2h par jour minimum (sic !) – juste – au putting, ils manquent parfois ces putts de 1m (même si ce n’est que seulement dans 5% des cas), et que la distance où ils ne rentrent plus que la moitié de leurs putts est de 8 pieds soit 2,43m…
Donc rentrer un putt de 3 à 5 m est du bonus quoi qu’il arrive ! Il ne faut pas pester si votre sauvetage de par ou votre tentative de birdie de 4 m ne rentre pas, c’est normal, les joueurs de la télé ne les rentrent qu’une fois sur 4 à cette distance…
A 10 m (33 pieds), la moyenne de putts est à 2, donc certains en font 3…

Toujours selon la même source, à 135m (148 yards) les joueurs du PGA tour mettent 75% des balles sur le green lorsqu’ils jouent depuis le fairway, mais seulement 50% en venant du rough…
On fait tous des erreurs, vous allez en faire durant votre partie, acceptez-le d’avance !

Prenez du plaisir

Ne pensez pas aux coups passés, surtout les mauvais ! Vous avez fait une erreur ? Ça vous énerve ? OK, respirez un bon coup et souriez ! Profitez du paysage, de la conversation avec vos partenaires de jeu, etc. Le fait de se forcer à sourire a une influence extrêmement positive sur l’humeur générale. Se mettre de mauvaise humeur entraine une spirale négative, ressasser des mauvais coups entraine de mauvais coups.

Have fun ! Ces mots reviennent à tour de bras lors des interviews des professionnels. Ces gens-là jouent leur vie, leur carrière sur un parcours. Que jouez-vous ? Le golf est un sport, mais aussi un loisir +++. Vous n’êtes pas là sur le parcours, par 12°C, dans le vent, un dimanche à 9h pour vous auto-flageller durant 5 heures (sauf si vous avez des pratiques SM, mais cela ne nous regarde pas…)

Pensez toujours à viser une zone, plutôt qu’à éviter un danger. Pensez en terme positifs et non négatifs.

Jouez au « coup par coup »

Le coup le plus important est toujours le prochain coup que vous avez à jouer. N’anticipez pas sur les trous suivants. Ne pensez pas au superbe trou 10, au très difficile trou 12 ou encore à la bonne occasion de se refaire sur le 16 si vous parcourez le fairway du 8… Réfléchissez plutôt aux options qui s’offrent à vous sur l’attaque de ce 8e green.

Soyez concentrés certes mais pas tout le temps ! Une partie est longue (surtout si vous n’utilisez pas mes conseils précédents sur le jeu lent) et il est impossible d’être à fond durant toute cette période. Donc préparez bien chaque coup (distance, vents, dénivelé, obstacles, etc.)  et visez !! Ca peut paraitre bête, mais ayez un objectif précis. Plus cet objectif sera précis, moins les erreurs seront importantes « Aim small, miss small » selon Shakespeare… 😉

Le cerveau ne comprend pas la négation

A l’adresse, dans l’approche mentale d’un coup, pensez toujours à viser une zone, plutôt qu’à éviter un danger ! Prenez les informations quand vous construisez votre prochain coup, mais visez la zone à atteindre. Ne cherchez pas à « ne pas aller » dans une zone, mais plutôt à jouer vers une zone. Cette distinction est très importante, car le cerveau n’est pas « calibré » pour intégrer correctement les négations, celle-ci sont gommées. Par exemple si vous vous dites « je ne dois pas gratter ce coup », vous aurez plus de risque de le gratter que si vous vous dites « je dois faire un contact balle-terre ». Pensez toujours en terme positifs et non négatifs.

améliorer son score - approche mentale

Tous les coups comptent

Encore un conseil idiot – ou pas. Le putt loupé de 50 cm compte un coup… tout comme ce superbe drive de 240m plein fairway (bah oui, vous auriez pu faire deux coups de fer 8 et arriver au même endroit en fait). Donc tous les coups comptent, il faut s’efforcer de mettre la même application, le même engagement sur chaque coup.

Acceptez les coups du sort. La balle finit dans un buisson, frappe le drapeau et ne rentre pas ? That’s golf ! Il est important de rester positif et de ne pas pester contre les éléments, tous les joueurs jouent le même terrain, dans (à peu près) les mêmes conditions. Le coup est parti, vous ne pouvez rien y changer, allez de l’avant !
Elle a été emportée par le vent et file hors-limite ? Soyez honnête avec vous-même, vous n’avez probablement pas frappé un bon coup. Vous êtes puni, c’est normal.

Economisez-vous

Le jus, le pep, l’énergie, l’influx mental, … Appelez-le comme vous voulez mais chacun d’entre nous est capable de porter une certaine réserve d’énergie, de combativité. Ce niveau d’influx baisse à chaque manifestation émotionnelle, surtout négative. Ne vous dispersez pas en sur-réagissant à un bon coup ou à un mauvais coup. Appréciez votre réussite, ou acceptez votre échec et passez rapidement à autre chose. Vous serez moins fatigué en fin de partie et plus lucide pour prendre les bonnes décisions sur le finish.

>> Lire la 3e et dernière partie : la stratégie

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Maxime
Maxime, Normand, joueur depuis plus de 20 ans, stagne entre 4 et 6 d'index depuis 15 ans. N'a plus beaucoup de temps pour jouer à cause de son métier de chirurgien (10-15 parcours par an), mais s’entraîne régulièrement pour maintenir le niveau de jeu (practice toutes les semaines de février à octobre + renforcement musculaire). Passionné dans ses plus jeunes années, il sait prendre plus de recul maintenant pour continuer a jouer, en prenant plus de plaisir, même si les performances sont plus rares.

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