My name is Bland, Richard Bland

Calendrier de l’avent version #LPBB : un article par jour écrit par un membre de la Team pour revenir sur un des moments forts, drôles, surprenants de cette année 2021.

S’il était un film, ce serait «La vie est belle» de Franck Capra
une chanson, «What a wonderful world» de Louis Armstrong
un plat, ce serait l’agneau rôti, préparé par sa maman
une qualité, la persévérance
un conte, un conte de Noël, assurément.

Qui connaissait Richard Bland, citoyen de sa Majesté britannique, avant le 15 mai 2021 ? Répondez honnêtement. Qui, dans le grand public, avait entendu parler de Richard Bland avant ce dernier tour du British Masters ? Mis à part, les encyclopédistes du Challenge Tour, qui se souvenaient qu’il avait gagné la Grande Finale en 2001 et à l’exception des archivistes de l’Irish Open qui avaient en mémoire le play-off à quatre de 2002 au cours duquel la victoire lui échappa. Alors, qui avait parié sur sa victoire ?

Ce 15 mai 2021, c’est un peu Noël avant l’heure, pour Richard Bland. Le play-off gagné contre Guido Migliozzi lui ouvre les portes de la victoire et de la renommée. Après vingt-cinq années de professionnalisme et à 48 ans, il remporte sa deuxième victoire, sa première sur le Tour Européen.

Il devient le joueur le plus âgé à remporter une première victoire. Il détenait déjà un record au niveau européen, car il avait été à 46 ans le joueur le plus âgé à avoir évolué sur le Challenge Tour en 2019, la même année qu’Antoine Rozner.

Les bas, plus nombreux que les hauts, ne l’ont jamais fait abandonner, l’absence de victoire ne l’a jamais fait renoncer à sa carrière. Depuis 2001, il n’avait franchi le Top 200 mondial qu’à deux reprises uniquement, fin 2016 et fin 2020. Il est repassé deux fois par les Q-School en 2007 et 2011. Il a fait trois allers-retours avec le Challenge Tour en 2004, 2008 et 2019. A aucun moment il n’avait envisagé de reconversion, car dit-il, « le golf est tout ce que je sais ».

Est-ce la confiance qui permet la victoire ou est-ce la victoire qui apporte la confiance ?

Au vu de ses résultats après sa victoire, la question n’est pas dénuée de sens. Après le 15 mai, sur les onze tournois suivants, il n’a loupé qu’un cut et a réalisé cinq Top 5.

Avant cette année, il n’avait joué que trois majeurs, The Open en 1998 et 2017 et l’US Open en 2009, pour trois cuts ratés en guise de résultat. En juin de cette année, il a joué l’US Open et en était le leader après deux tours, et il était à nouveau dans le champ de joueurs de The Open.
En juillet, il a intégré le Top 100 mondial et est 78ème à ce jour.

Il a terminé 11ème au classement de la Race to Dubaï 2021.

Comment est-il possible d’analyser une carrière au golf ? A quel moment le faire ? Qui peut le faire, qui doit le faire ? Sur quels éléments ? En cette fin de saison 2021 le bilan de la carrière de Richard Bland ne ressemble en rien au bilan de 2020. Une année, un mois, celui de mai, un jour, le dimanche 15, un coup de moins que son adversaire ce jour-là l’ont aussi sorti de l’anonymat aux yeux du grand public.

Le British Masters était son 478ème tournoi. Le compteur est actuellement à 492. Je ne sais pas ce que Richard Bland a écrit dans sa lettre au Père Noël, ni les objectifs fixés pour 2022. Il va en atteindre un qui le motivait ces derniers temps, qui était de rejoindre le cercle des joueurs qui ont joué 500 tournois, car disait-il, “to play 500 events out here is a pretty good career.

What else ? 

Olivier

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