Vers une nouvelle ère américaine en Ryder Cup ?

Calendrier de l’avent version #LPBB : un article par jour écrit par un membre de la Team pour revenir sur un des moments forts, drôles, surprenants de cette année 2021.

«Je me suis réveillé ce matin et j’essayais de dire aux gars : « Marquons 20 points »», tels avaient été les propos de Patrick Cantlay au matin du 3e jour à Whistling Straits. Les membres de la Team USA voulait enfoncer le clou et marquer le coup. C’est chose faite et après une victoire sans appel (19-9), cette talentueuse génération de jeunes joueurs compte bien enchaîner les victoires dans leur opposition bisannuelle face au Vieux Continent.

Certes, ce n’est qu’une défaite et les USA n’ont pas encore gagné la suivante à Rome en 2023. D’ailleurs, les Américains n’ont pas gagné deux éditions consécutives depuis 1991 à domicile puis 1993 en Angleterre (The Belfry).

Mais pour la première fois depuis longtemps (aussi loin que mes souvenirs remontent en tout cas – ndlr), les USA ont été impressionnants. En 2016 à Hazeltine, malgré le 4-0 en foursomes d’entrée des joueurs américains, une Europe relativement inexpérimentée (6 rookies) avait réussi à rester au contact jusqu’à la session de simples en se maintenant à 3 points (6,5 – 9,5).

En 2008, le retard des Européens n’était que de deux points après les doubles (7 – 9), seulement un point en 1993 et les deux équipes étaient à égalité en 1991. En 1999, les joueurs du capitaine anglais Mark James étaient même devant (10 – 6).

En fait, lors de chacune de ces éditions, les USA ont gagné en faisant réellement la différence lors des simples, prouvant qu’individuellement ils étaient meilleurs. En 2021, on a pu observer des joueurs américains collectivement au-dessus de l’Europe. Et pas uniquement une paire comme Reed/Spieth ou Bradley/Mickelson.

Non, quelles que soient les associations, la mayonnaise a pris presque systématiquement et la magie a opéré souvent. Pour la première fois depuis 1967, les USA ont ainsi remporté les 5 sessions. Sur les 16 matches de doubles, les Américains en ont perdu 4, gagné 10 et partagé 2. Avec une équipe contenant 6 rookies et 3 autres joueurs n’ayant qu’une Ryder Cup à leur actif.

Bien sûr, la vérité d’une édition ne peut en rien présager celle des prochaines mais ce qui peut réjouir les USA, et/ou faire peur à l’Europe, c’est la jeunesse de l’équipe qui comptait 8 joueurs de moins de 30 ans, et 11 de moins de 35.

L’Europe a toujours été composée de joueurs d’expériences aptes à encadrer des jeunes émergeant au plus haut niveau pendant une ou deux Ryder Cup pour passer le témoin, en quelque sorte. En revanche, cette équipe des USA vue à Whistling Straits a réussi le tour de force de s’imposer facilement et brillamment avec des « néophytes ».

A chaque nouvelle rencontre face au Vieux Continent, ces Morikawa, Cantlay, Thomas, Schauffele, Scheffler, DeChambeau, Spieth vont s’offrir une chance de grandir ensemble et de marquer de leur empreinte l’histoire de la compétition. Une nouvelle ère est certainement née pour les USA, à l’Europe de trouver, elle aussi, ses nouveaux talents pour ne pas qu’elle dure trop longtemps.

Lio

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