En s’imposant au Tour Championship, Tiger Woods a réussi le come back le plus fou, le plus fort de l’histoire du sport. Mêmes les scénaristes des blockbusters américains n’auraient pas osé écrire une histoire pareille…

Donc Tiger Woods, à l’âge de 42 ans, a regagné un tournoi de golf. Son quatre-vingtième. Plus de cinq ans après son 79e et dernier succès, au Bridgestone. Trois ans après avoir subi une incroyable crise de yips au chipping. Un an et demi après une quatrième opération du dos et des jours entiers alité à combattre d’horribles douleurs. Un an après une… arrestation pour conduite dangereuse sous l’emprise de médicaments.

Tiger Woods a regagné face à ce qui se fait de mieux comme concurrence, dans le tournoi final du PGA Tour, le Tour Championships, sur l’exigeant parcours d’East Lake. Son rival en dernière partie ? Rory McIlroy, le meilleur joueur du continent européen depuis 10 ans, à une semaine de la Ryder Cup… Avec une foule en transe qui envahit le fairway du 18, hurle des “Tiger, Tiger” comme une incantation et vocifère des “USA USA” tout au long de ce 72e et dernier trou. Et la victoire consommée, tous les joueurs du circuit ou presque (où était Phil ?), viennent le féliciter un à un le plus naturellement du monde, heureux pour Tiger, heureux pour leur sport, aussi.

Arrêtez tout, on n’y croit pas une seconde. Ce scénario, même les types qui ont pondu Independance day, Matrix ou les Avengers n’auraient pas osé. Et pourtant. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est la réalité. Cette victoire de Tiger Woods parachève le come back le plus incroyable de l’histoire du sport. Miracle de la persévérance, du talent, du caractère, de la médecine, de tout ça réunit ? Peu importe. Il l’a fait. Personne n’y croyait il y a deux ans, un an, surtout pas nous. Et puis après une 12e place au Honda Classic en février, le monde du golf et même La Petite Balle blanche a compris qu’il faudrait de nouveau compter sur le Tigre. Et il y a eu le British Open, où il a mené la danse à quelques trous de la fin, et le PGA Championship, où il a terminé deuxième. Il était alors devenu évident que Tiger, 700e mondial fin 2017, allait regagner un grand tournoi. Ce n’était plus qu’une question de temps. Pour le plus grand bonheur de tous les golfeurs.

Ce qui frappe le plus dans cette formidable semaine de conclusion du PGA Tour 2018, c’est la liesse populaire qu’a provoqué ce retour aux affaires de notre animal préféré. Le public américain en a fait une idole depuis longtemps. Les stars du sport et du “showbiz” aussi. Mais ses rivaux eux-mêmes, compatriotes ou pas, sont heureux de ce retour, car comme l’a twitté après le deuxième tour Tommy Fleetwood, Tiger Woods est bon pour le golf.

Merci donc pour ce moment inoubliable Tiger. Il n’a manqué que la petite larme sur le dernier green, qui a d’ailleurs bien failli venir un peu plus tard…

Maintenant les Français t’attendent à Paris. Ne nous en veut pas, le temps de trois petits jours, nous ne serons pas à fond derrière toi. La Ryder Cup sera une parenthèse. C’est au Masters d’Augusta 2019 que le “happy end” hollywoodsien prendra toute sa dimension. Les records de Sam Snead (82 victoires sur le PGA Tour) et de Jack Nicklaus (18 Grand Chelem) ne sont plus inaccessibles…

Répondre

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.